J'ai acheté des CD depuis 1986 (et plein de vinyles avant), j'y ai mis énormément d'argent. J'en ai souvent racheté (remasterisations, bonus tracks...) et aujourd'hui tout ça ne vaut plus rien. Les rayons se vident au profit des DVD, des blu-ray disc (tout pour les yeux, rien pour les oreilles), en attendant le prochain format.

Et pourtant... c'était pas beau tout ça ?


- - - Disapproved by the Central Scrutinizer - - -

vendredi 21 mars 2014

GCDBMDD #6 : The Who vs John Martyn "Live At Leeds"

Thème du jour : It's just a reflektor - Deux pochettes d'albums qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Coïncidence?...

Bon, complètement à la bourre, pour raisons professionnelles là encore. Je joue petit. J'aurais pu également parler des 50 000 000 Fans can't be Wrong d'Elvis et du 50 Fans can't be Wrong de Phil Ochs. Mais c'était carrément la déprime.

Là, on tient deux disques formidables (rythm'n'blues ?). Les Who envoient la sauce, durcissent le ton pour résister au hard blues de Cream et du Led Zeppelin à venir (à grands pas). Se lâchent de leur Tommy gargantuesque pour frapper juste. Rappeler que ça dépote. Young Man Blues, la voie est grande ouverte vers Black Dog. Et l'idée géniale du live, non pas un double-album mais un simple. On reprend juste les morceaux quand on est chauds, on éclate la tête du mod-consommateur avec de la pure folie. Sans hésiter, dans sa version originale, et non double-deluxe expanded machin, le meilleur live de tous les temps.




Quelques années plus tard, le fo-folkeux John Martyn, qui a bien plus de choses à picker que Marcel Dadi se retrouve en ces lieux, et la magie opère encore. Bourré comme un coing, donc rock'n'roll autant qu'on peut imaginer que les Who l'ont étés quelques printemps auparavant, mais dans un registre n'ayant rien à voir, le John démontre aux étudiants attardés que peu importe le vin, pourvu qu'on ait l'ivresse. Blagues salaces en début d'album, on sent la pinte à la bière, émouvant dès qu'il touche sa guitare, c'est ici le temps de la lévitation. Solid Air. Et sans doute aussi de l'ironie dans la pochette et le concept. Ces jours-là, et suite à ces deux albums, Rock & Folk a bien mérité son nom.


mardi 18 mars 2014

GCDBMDD #5 : Donna Summer "Love To Love You Baby"

Thème du jour : Let's Get It On - Le disque qui donne envie de jouer des hanches... et pas pour danser

Hé les mecs ! La réponse est dans l'intitulé, non ? Evidemment qu'il n'y a pas mieux que le Let's Get It On de Marvin Gaye ! Spécialement étudié pour ça, parfaitement fonctionnel, bref, on fait quoi maintenant ? Non, non, ça m'agace, là !

En plus, je suis dans un hôtel à Dijon pour la semaine, wifi ténébreux, bref, impossible d'envisager le post d'un album, va falloir vous contenter d'un lien youtube, désolé. Mais comme je suis pas le seul, j'ai moins de scrupules. Tout fout l'camp mon bon monsieur.

Bon, ça y est, je suis calmé. Enfin, un peu. D'abord, pour la bagatelle, désolé, la musique n'est pas l'ingrédient premier. Moi je veux bien faire valser Madeleine Peyroux sur des airs tyroliens si ça lui chante, ou écouter des poèmes de Ginsberg avec Patti Smith, ça ne me dérange absolument pas. Mais bon, puisqu'il faut s'y coller, allons-y sans hésitation.

Vous vous rappelez du Club Dial ? 3 disques pour 9,99 Fr chacun, plus les frais de port, plus l'engagement d'un an, etc. etc. ? Ben moi, du haut de mes dix ans, j'avais commandé Oxygène de Jean-Michel Jarre (j'aurais dû garder le vinyle, ça doit être collecter aujourd'hui...), Derrière L'Amour de Johnny et... Love To Love You Baby de Donna Summer. Et mazette, je dois bien dire que la pochette du Johnny servait à cacher celle du Donna Summer quand ma maman faisait irruption dans la chambre, Donna Summer dont je cachais le disque dans la pochette d'Oxygène pendant que je reluquais la pochette. Sulfureux, le truc. Le tout, je veux dire. Ah ces premières démangeaisons étranges, accompagnées par les râles de la Donna, que d'émotions. Certes, la bagatelle fut solitaire autant que surprenante, que voulez-vous, je n'avais jamais vécu tel émoi avec le catalogue Manufrance.

Et puis bien vite, le rock prit le dessus, le disco fut jugé ringardissime le temps que l'on passe de Saturday Night Fever à Grease, et ce fut tout.

Pourtant, quand je re-écoute le morceaux, je me dis qu'il y avait dans le disco des débuts quelque chose de quand même incroyable. Ralentir le tempo, mais ça, Marvin l'avait déjà compris. Non. Mieux que ça. La première vraie rencontre de la musique noire américaine avec la culture blanche européenne. Giorgio meets Donna. Réfléchissez un peu : le blues et la country, du moins ce qui fut commercialisé, se sont ignorés dédaigneusement. Le rock'n'roll et le rythm'n'blues, si l'on excepte l'écurie Stax, aussi, tout pareil. Côté jazz, les blancs-becs, aussi doués furent-ils, n'ont jamais fait qu'apprendre de Coltrane, Ellington et les autres. Le rock ? Combien de Jimi Hendrix ?

Alors pourquoi ? Je n'en sais trop rien. J'imagine que cette nouvelle musique lascive, dans les milieux homo new-yorkais avait trouvé un écho particulier puisqu'à cette époque, on était bien loin d'un mariage pour tous et qu'un pédé blanc ne valait guère mieux qu'un nègre ? Peut-être. On était à deux doigts d'une belle révolution musicale, mais rapidement le soufflé retomba. Le genre fut parodié des deux côtés, car l'évidence même de son efficacité (notamment pour le thème qui nous occupe) le transforma vite en monnaie sonnante et trébuchante. Les noirs reprirent Knock On Wood à la sauce discoïde, les blancs firent de même avec Don't Let Me Be Misunderstood. Tout devint disco. Même Claude François. Même les Bee Gees. Oh, certes, il faudra des dizaines d'années pour que la french touch tire ses marrons (pardon) du feu, mais quand même.

Le disco aurait dû réussir cette révolution que les sixties nous promettait. Aurait pu. Il lui manquait sans doute ce côté foncièrement rebelle qui fit qu'on put le plumer à l'envi, même si rebelle il était, mais pas dans le discours. Re-écoutez Love To Love You Baby, c'est le même message que le flouer power, mais insidieux, underground, ça ne vise pas à changer la société, uniquement à prendre son pied n'importe où, n'importe comment. Oserais-je dire, dans n'importe quel sens. Juste pour le plaisir interdit de l'instant. No future. Pour caricaturer, là où le punk disait non à tout, le disco disait oui. M'étonne qu'on t'ait discoïsé jusqu'à Sheila. Munich meets the Bronx. Une histoire incroyable quand même !

Et puis, hosanna au plus haut des cieux, un Giorgio Moroder, et toute la scène Acid de Chicago à suivre t'a même fait groover des Minimoog ! Dehors, les Yes et Genesis, ENFIN ! Et bon dieu, je reste persuadé que c'est bien plus grâce au disco qu'au punk, sur ce coup-là. Cette vieille loque de Steve Howe a même fini par jouer avec Frankie Goes To Hollywood. Gnarf !

Alors bien sûr, le bon dieu qui n'a aucun sens du groove a puni ce petit peuple avec l'arrivée du SIDA, et Donna Summer s'est repentie. On sait tout ça aussi. On ne fait que vivre des révolutions avortées, mais bons, certains tendent à dire que la baronnie a survécu à la Révolution Française, alors, on va pas faire le couplet du c'était mieux avant, ça a toujours été un peu pareil. A part le club des 27, nous devenons tous gros, assagis et sarcastiques.

Peut-être, un peu, parce que le disco ne nous suffit plus à emballer. Passé un certain âge, c'est moins la musique que le compte en banque ou l'importation de matière fraîche des pays de l'Est qui peut nous permettre encore un peu de bounga bounga.

Alors, ma foi, on en revient, solitaire comme aux premiers jours, à ce disque de Donna Summer, à sa pochette et à son quart d'heure d'intimité luxuriante, dans l'anti-chambre de la mort. No future.

dimanche 16 mars 2014

GCDBMDD #4 : The Chemical Brothers "Dig Your Own Hole"

Thème du jour : There's no future, no future, no future for you - Le disque que vous écoutez quand tout semble sans issues, histoire de se rouler dans le désespoir...

Alors très franchement, dans ce genre de situation, j'aurais plutôt tendance à écouter le glouglou du Jack Daniels qui coule dans mon verre, puis à m'abrutir devant des vidéos débiles sur youtube. Désolé, mais pas de Leonard Cohen afterworld pour moi dans ces moments-là. Pas non plus de Nick Cave ni de Johnny Cash période Rick Rubin. Alors oui, j'aurais pu vous parler de Tonight's The Night de Neil Young, peut-être. Celui-ci prend le taureau par les cornes, mais au bout du sillon, on reste dans le même état. Voire pire. Et l'objectif, c'est de s'en sortir, et de ne pas faire le grand saut, si ? Ce genre de poisons, au contraire, je me le distille quand tout va bien. A petite dose, histoire de garder le contrôle, et d'éviter le mauvais trip.

Non, quand ça va mal, je cherche par tous les moyens à me cisailler la tête, à éviter de penser, hauts les watts ! Alors j'ai ma petite arme secrète. Ce disque, Dig Your Own Hole des Chemical Brothers. Rque le titre, déjà, creuse ton propre trou, ok, on y va. Leur black album, en fait. Sans concessions. Rien que le titre, déjà, creuse ton propre trou, ok, on y va. Rien que le Block Rockin' Beats d'ouverture (qui cartonna très justement à cette époque) me donne la jouissive sensation de pouvoir éclater la tronche à qui j'ai envie, à commencer par la mienne. C'est fort, très très fort, répétitif à l'envie, ici pas de breaks, de temps calme ou quoi que ce soit qui pourrait vous ramener à la surface et - mon dieu - penser. Bidouillages electro concoctés avec vice, cruauté et intelligence malsaine par les deux frangins chimiques, impeccable. Et puis surtout, ces semples de vraie batterie bien loin des TR machin chose un peu mous. Tout cela reste organique, ça sent la sueur, voyez-vous ?

Les salopiaux déconstruisent le rock'n'roll comme on dissèque un poulet, font grincer leurs oscillateurs par dessus, pimentent le tout de distorsion à tous les étages, ne cherchent pas à adoucir le tout d'un quelconque semblant de mélodie. En ripant le CD, on voit bien comment tout cela est compressé à bloc, pour que ça sonne plus fort que les autres. Comme le Led Zep III qui avait été mixé à cet effet : pousser l'électrophone dans ses retranchements.

Ce fut la révélation pour moi, en 1997. Justement, c'était un jour où j'allais pas trop bien, j'étais allé voir mon disquaire (voir ce mot dans tout bon Larousse d'avant 2000), nous partagions une même passion pour Bashung, Manset, Miles Davis et les Beach Boys, et avec son air paternaliste (le monsieur connaissait sa clientèle) m'avait dit, tiens, viens voir, écoute donc ça ! 

J'ai cru un instant que j'allais être gagné par la fièvre de l'electro, mais la suite, toute la suite, m'a déçu. A commencer par eux, qui ont largement mis de l'eau dans leur vin. Mais il reste cet album courageux, sans issue, pierre angulaire de ce qui aurait pu définitivement renvoyer les rockers dans leurs caves. Comble d'ironie, ils invitent même Noel Gallagher à pousser la chansonnette. Noel Gallagher ! Le roi de la brit-pop tartignolle, le seul à être capable d'enculer une mouche (et au passage tout le Royaume-Uni) avec une Gibson Lespaul ! Warf !

Tout du long, c'est déballage de synthés analogiques grinçants, insupportables, tout cela sans complexe aucun. Dans ta gueule ! Bien armé celui qui tiendra tout l'album sans péter un câble, et c'est tant mieux : quand je vais mal, je déteste également mes voisins. On frôle parfois le ridicule (Don't Stop The Rock, quelle ironie dans le titre), mais on s'y complait. Territoires inconnus, les Chemical Brothers étaient capables de vous emmener n'importe où, n'importe comment, et putain de bois c'est ça qui était bon. Aucune chance en enfournant la galette d'avoir la moindre idée vers où tout ça vous mènerait.

Alors entre deux blip-blip parfois surnage aussi un groove imparable (Lost In The K-Hole), et on se disait, 20 ans après 1977 que cela pouvait nous sauver. Fuck Art Let's Dance, comme disaient les autres.

Les frangins se permettaient tout. Y compris d'inviter Beth Orton, néo-folkeuse, pour la noyer dans la masse, et de terminer tout ça par un after façon Tomorrow Never Knows. The Private Psychedelic Reel, avec son sitar, reste aussi inécoutable que le Within You Without You de George Harrison. Et c'est bien ça le problème, finalement. L'histoire se répète, et le miracle n'aura pas lieu.

Les albums des Chemical Brothers sont aujourd'hui à peu près aussi ennuyeux qu'une compilation de Vangelis, et ciselés pour sonner du feu de dieu dans l'auto-radio de votre BMW.

On devrait pas vieillir, et c'est exactement ce qui, bien souvent, me colle au fond du trou. La boucle est bouclée, au sens propre comme au figuré. On en sort rincé, mais n'était-ce pas le but recherché ?

Epilogue : Toujours est-il qu'aujourd'hui encore, quand je n'écoute pas l'album, je m'amuse dans mon home-studio à bidouiller des machins dans le genre, et ça me calme, si vous saviez, bien mieux qu'à essayer de compléter le puzzle de la Joconde à 10 000 pièces. Je me laisse aller, je m'amuse, j'ose tout, je me régale, je suis tout seul dans mon délire onirique. Tout ça grâce à ce putain de disque, tiens, rien que d'en parler ça me rend heureux.

Get Up On It Like This !

PS : encore une fois, désolé pour le retard. Promis, j'ai pas regardé ce qu'avaient posté les copains...

vendredi 14 mars 2014

GCDBMDD #3 : Miles Davis "Kind Of Blue (Mono Edition)"

Thème du jour : Je lui dirais les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux - Un disque qui se passe de mots, et très bien, merci !...










mercredi 12 mars 2014

GCDBMDD #2 : Todd Rundgren "A Wizard, A True Star"

Thème du jour : There's too much, too much, too much - Un disque beaucoup trop compliqué, indigeste, ampoulé... Il y a un peu de trop partout mais... c'est pour ça que vous l'aimez

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Franchement, j'ai beaucoup rigolé lorsque Jimmy a posté Drama de Yes. Sacré fanfaron, ce Jimmy ! Trop drôle. Sauf que, pour le thème de l'album ampoulé trop trop trop, Tales From Topographic Oceans s'était posé là. Je l'aime bien ce disque. Un des premiers que j'ai achetés. Fallait choisir, pas se louper, et même dans ce cas on l'écoutait grave, histoire d'arriver à y piocher le peu de jouvence qui pouvait s'y trouver. Très très jésuite comme occupation. Mais ça vous forgeait une méthodologie, une patience, un respect sans borne. Bon, ceci dit, on va pas passer le concours à poster du Yes, et puis aujourd'hui, même si je l'aime toujours, c'est un peu inavouable, et j'ai d'avantage envie de poster des disques avouables. Comme ce Todd Rundgren. Un génie, ce gars. Un cinglé complet aussi. Bref, deux fois plus génial.

A Wizard, A True Star constitue semble-t-il une des pierres angulaires de son oeuvre. 12 chansons sur la face A, 7 sur la face B. Difficile à battre, et bien loin des soli de guitare de 18 minutes de l'époque (1974). Pour autant, on est loin d'un Dr Feelgood alignant les tirs de boulet rouge. Des petits bonbons trop sucrés et englués d'effets de studio sans doute pyrotechniques, mais... comment dire... comment suivre ce truc ? 55 minutes compressées sur un vinyle, on peut guère en mettre plus. Et entre la reprise du thème de Peter Pan et le medley rythm'n'blues, on se demande où l'on va. Ceci dit, l'effet feu d'artifice fonctionne totalement. Oh la belle bleue ! Oh la belle rouge ! A peine une mélodie se dégage-t-elle de l'engluement volontaire des arrangements que l'on passe à autre chose.

Bien sûr, et conformément au thème du jour, c'est trop. On a l'impression de déguster des pâtisseries portugaises les unes après les autres. Toutes trop sucrées, trop savoureuses. La première, ça passe, curiosité aidant, la deuxième aussi et puis... bon, faut vraiment finir le plat ? En même temps, chacune d'entre ces petites vignettes possède un je-ne-sais-quoi qui pousse à goûter la suivante, même si l'on sent dans son for intérieur que la digestion ne va pas être simple. C'est ce que j'appellerais le Haribo Concept Album. On abhorre, mais les papilles ou les tympans en redemandent, car la curiosité prend le pas sur le semblant de fonctions vitales qui vous disent stoooop !!!

Alors, tout peut agacer sur ce disque. Le concept, la performance, le côté prog rock, mais malgré tout, on sent l'artiste suffisamment barré et sincère pour se laisser prendre au jeu. Pour accepter le titre prétentieux et sans doute au second degré de l'album. Pour supporter la vilénie de la pochette, digne d'Emerson, Lake & Palmer. Parce qu'on sent bien que la chose part ailleurs, qu'elle n'a aucune vélléité à toiser les dinosaures de l'époque dans le top ten.

Et puis, surtout, surtout, c'est un disque qui dérange. On s'en fait cinq morceaux, on craque, on range, et puis on y revient. On cherche, on renifle, on trouve une clé, on la perd, on comprend pas. Un machin luxuriant, plein de perles de pacotille, que raisonnablement on devrait oublier au plus vite, mais va savoir pourquoi tous les six mois que Dieu fait la galette se retrouve en haut de la pile. On l'essaie entre amis, jusqu'au fatal "on peut changer la musique ?" pourtant peu poli en société. Et sitôt le disque zappé, l'apéro est flingué parce qu'on attend qu'une seule chose, que tout le monde se barre pour se faire un dernier verre et retenter le truc.

A décrie, c'est pas simple. Une sorte de croisement entre Queen, Traffic et les Beach Boys ? Oui, mais manque encore un peu de... de quoi ? Beatles ? Can (oui, même Can) ? Carpenters ? Lewis Furey ? SparksYes ? Zappa ? Chicago ? Foreigner ? Soap Opera ? Oh j'y rajouterais bien un peu de Kinks pour l'humour et tout ce que vous voudrez de variétoche, même les fans d'Elton John pourraient trouver ça funky... Chaque morceau m'inspire une influence géniale ou indigeste, tout à la fois... Chaque minute bien digérée pourrait chier un tube rock FM, de quoi se payer une villa sur Sunset Boulevard. Beurk... ne vomissez pas en lisant. Vous vous poserez la question comme moi et vous y reviendrez.

Inlassablement...

Never never land...

lundi 10 mars 2014

GCDBMDD #1 : Mississippi John Hurt "Today !"

Thème du jour : Oh Honey Why don't you come back - Le disque du retour, pour le meilleur ou pour le pire, à vous de choisir

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C'est tout vu. Rien qu'à l'idée de poster Chinese Democracy j'ai envie d'aller me coucher. Bousiller la bande passante des internautes pour télécharger une crotte pareille, c'est pas humain. Remarquez que dans le genre "Grand Retour", Chééérie, je suis làaaa, les daubes se posent là aussi. Même une grande dame comme Patti Smith m'avait gonflé à l'époque avec son People Have The Power décalé et maladroit. Sans parler du retour posthume de Joe Dassin qui n'avait rien demandé à personne, et surtout pas sans doute de promouvoir la carrière de cette connasse d'Hélène Séguara.

Tenez, je me souviens du grand retour des Byrds en concert à Bordeaux. Jeune et con, j'avais pris ma place avant de me rendre compte que des Byrds originaux il n'y avait personne, sauf le cousin du batteur, et encore. Je suis même parenté dans la salle.

Alors si, un retour fracassant, ce fut pour moi en 2013 celui de Black Sabbath. Production sublime de Rick Rubin, un bien bel album.  C'est con j'y pense maintenant alors que mon post est en route. J'espère sincèrement que Tommy Iommi va s'en sortir. L'autre, je m'en fiche, qu'il se tape du jus de chauve-souris tous les matins, mais Tommy je l'aime bien.

Non, là c'est d'un autre type de retour dont je vous parle. Une bagatelle de trente ans d'absences. Et pas pour faire le kéké dans les cocktails ou pour vendre du Viandox à la télé. Non, pour rentrer chez lui, poser la guitare, et reprendre un boulot de métayer (terme moderne d'esclave depuis l'abolition, dans le sud des Etats-Unis). Qu'a-t-il pu ruminer en retournant la terre ? A-t-il seulement ruminé ? Bof, quelques faces de 78 tours, c'était finalement marrant, peut-être même que ça lui avait payé une guitare correcte et un peu de bon temps. Mais ce genre de miracle ne dure pas, c'est pas du boulot que de chanter devant une machine. Ca fait pas bouffer la famille, ça peut pas ramener de l'argent. Ca se saurait si depuis que l'homme a été chassé du paradis il pouvait s'en sortir sans trimer toute sa vie. Sans le savoir, un Dock Boggs ou un Clarence Ashley devaient penser la même chose même s'ils donnaient pas dans les race records. Blanc ou noir, quelle importance quand t'es dans la merde ? La vie, elle est simple comme trois accords, comme l'histoire de Stagger Lee. Va-t-en pas croire à un miracle, ça va mal finir. Et fais plutôt gaffe d'ailleurs si tu veux pas d'histoires. On racontait vaguement dans le coin que ces pactes avec le Diable (payé à rien foutre, quoi) ça pouvait te dézinguer plus vite que tu ne le pensais, parce que les gens sont mauvais. Y'a même pas besoin du diable, d'ailleurs. Faut pas se frotter à certaines gens. N'est-ce pas, Stagger Lee ?

- Monsieur John Hurt ?
- Ouais M'sieur, à vot' service !
- Mississippi John Hurt ?
- Ouais M'sieur, c'est comme ça qu'on m'appelait, quand j'étais jeune

La suite est connue, on est en plein boom folk-blues, l'Anthology Of American Folk Music de Harry Smith a fait son effet, la jeunesse branchouille américaine se cherche des racines.

Alors Mississippi John Hurt est remonté à New York, a chanté les mêmes chansons qu'il y a trente ans, même qu'on lui a payé l'hôtel et que ce coup-ci il jouait carrément devant des foules de blancs drôlement gentils. Il avait même calculé qu'avec ce qu'il avait gagné en une année, ça lui paierait bien un ou deux acres de terre, chez lui dans le Sud. Bon sang, ce truc, ça peut pas durer. Payé à rien foutre. Dans le public, des Jorma Kaukonen, des Jerry Garcia, n'allaient pas s'en remettre. Des Marcel Dadi nous casseraient les bonbons pendant des années avec leurs voltiges de guitare picking, mais c'était sans doute le prix à payer aussi. D'autres seraient également bien ennuyés car, après avoir tenté de véhiculer un idiome du "blues", voilà un nigger qui chantait et jouait comme un blanc. Merde alors, ça pouvait être dangereux, ça. Des blancs qui imitent les nègres, c'est drôle, l'inverse beaucoup moins. Et l'autre possibilité, à savoir personne n'imite personne mais la musique que tu as dans les tripes quand t'es dans la merde est la même quelque soit la couleur de peau, c'était peut-être même pire.

Mais Mississippi John Hurt était un bon nègre. Il mourut après deux-trois ans de ce revival inespéré.Dangereux, d'être payé à rien foutre.

Candy Man...

Grand Concours : le retour ?

Bon ben ça c'est de l'acte manqué ! Thème du jour : le grand retour et j'oublie de poster. Ceci dit, je m'en charge dès ce soir, promis. Vous comprendrez que d'ici-là je n'aille pas butiner sur vos blogs, question d'être réglé, quoi ! Bon ben à ce soir...

mercredi 19 février 2014

Radio Clash

Salut les gens,

Désolé de laisser ce blog dans un triste état, j'ai plus le temps. Même plus trop le temps de la radio, pour tout dire, mais j'ai bon espoir que les premiers bourgeons du printemps se transforment en nouveaux posts. J'en ai plein sous le coude, mais j'ai pas le temps.

Alors qu'un nouveau Grand Concours se prépare (et moi avec), je voulais solliciter les disciples lustrucrus de Jimmy et les autres. J'en ai marre de passer MES morceaux à la radio. Les vôtres, ça serait bien mieux aussi.

Alors je vous invite très humblement à m'envoyer une chanson (jpdevin@gmail.com) que vous estimez soit confectionnée par quelqu'un qui fait partie des Jean Biens, soit, à l'inverse, par quelqu'un qui fasse partie des Jambons.

Et surtout, que vous m'expliquiez avec la verve qui fait le charme de nos blogs, le pourquoi de votre choix. Soyez le plus subjectif possible, racontez-moi ça dans le mail et je re-transmettrai sur les ondes locales. Encore mieux, dites-le via le dans un micro et envoyez-moi le mp3 de votre commentaire.

Vous pourrez retrouver votre verve via lebaldesjeanbien.blogspot.fr comme tous les podcasts de mes émissions.

Ca me ferait vraiment plaisir.

Je sais, c'est un peu redondant avec l'appel à Keith de la fin de l'année pour la méga compile des bloggeurs, mais j'assume.

A tout bientôt les amis.

Jeepeedee

mardi 10 décembre 2013

#170 : Bob Dylan "Sidetracks volume 3 (Jeepeedee's Rips)"

On continue, et ça devient vraiment passionnant.

01 - Shelter From The Storm
Il s'agit d'une démo extraite du premier mix acoustique de Blood On The Tracks. Largement disponible partout en pirate, ici coincée en toute fin de The Essential Bob Dylan, histoire de faire cracher les fans purs et durs au bassinet. Extrait de la BO du film Jerry Maguire que personne n'a vu et dont tout le monde se fiche. Un chef d'oeuvre, en tout cas, une version meilleure que l'original, comme c'est souvent le cas chez Dylan.

02 - Rita May
Encore un absent impardonnable du coffret, une chute des sessions de Desire, sortie à l'époque en face B du 45 tours Stuck Inside of Mobile With the Memphis Blues Again, extrait du live Hard Rain. Paru en CD sur la compilation australienne Masterpieces. Merci les kangourous.

03 - People Get Ready
04 - Never Let Me Go
05 - Isis
06 - It Ain't Me Babe
Tentative de reconstruction du disque promotionnel 4 Songs From Renaldo & Clara, hors-commerce. It Ain't Me Babe a été récupérée sur le Best Of Live 1961-2000. Isis a été ripée sur le DVD Bonus sorti à l'époque avec Bob Dylan Live 1975 (Bootleg Series Volume 5). Les deux autres ont été extraites de la série des pirates Hard To Find. Bon, c'est mieux que rien. Ca joue évidemment bien, et on s'émouvra du People Get Ready de Curtis Mayfield. Dylan y reviendra plus tard. Patience.

07 - Sign Language
Chanson de Dylan enregistrée en duo avec Clapton et parue en 1976 sur le No Reason To Cry de ce dernier. Chanson typique de l'époque, impossible de passer à côté ici.

08 - Baby Let Me Follow You Down
09 - Hazel
10 - I Don't Believe You
11 - Forever Young
12 - Baby Let Me Follow You Down (reprise)
13 - I Shall Be Released
Tout a déjà été dit du concert d'adieu de The Band au Winterland en 1976. Dylan, grand seigneur, n'y interprète que des chansons enregistrées initialement avec eux ou jouées lors de la tournée de 1966. I Don't Believe You est toujours aussi lysergique. Un grand et triste moment.

13 - Trouble In Mind
Face B de (Man Gave Names To All The) Animals en France et de Gotta Serve Somebody à l'international, une jolie chute de studio de Slow Train Coming. Impensable qu'elle ne figure pas au coffret, d'autant qu'elle vient d'être éditée sur la compilation allemande Pure Dylan. Du boulot de gougnafiers que ce coffret. Ici, c'est la version vinyle qui crachote.

14 - Let It Be Me
Ben dis donc. 2ème tentative de Dylan sur cette euh... chanson de Gilbert Bécaud (Je T'Appartiens). La première fois sur Self Portrait, la deuxième fois en face B de Heart Of Mine. Caramba, encore raté !

15 - The Groom's Still Waiting At The Altar
Sortie à l'époque de Shot of Love en face B de 45 tours, Columbia l'a fourguée sur les rééditions du-dit album. Trop bourrin, oubliable, mais historiquement indispensable.

16 - Dead Man Dead Man (live in New Orleans)
Encore une face B (mais qu'a donc fichu Columbia ???!!!), sorti en 1989 (Sur le maxi-single de Everything Is Broken), mais datant de 1981, enregistrée à la Nouvelle-Orléans. Peut-être un des moins bons morceaux du concert, que l'on retrouve sur le gigantesque pirate Stadium Of The Damned. Extrait de l'inusable Best Of 1961-2000.

17 - Angels Flying Too Close To The Ground
Encore une honte pour Columbia. Extrait des séances d'Infidèles, cette chouette reprise de Willie Nelson finira en face B du 45 tours Jokerman. C'est mieux que rien.

18 - The Usual
19 - Night After Night
20 - Had A Dream About You Baby
21 - A Couple More Years
Les trois premiers morceaux sont extraits de la BO du film Hearts Of Fire, un navet. Le CD est épuisé depuis belle lurette, et les autres morceaux interprétés par Fiona (?) et Rupert Everett sont nuls à chier, donc inutile d'aller dépenser des 100 et des 1000, Jeepeedee est là quand Columbia n'y est pas. La quatrième est extraite du film, ripée sur youtube. Jamais sortie en CD. Ooops, une exception ?

22 - It Ain't Me Babe
Extrait d'une compile, une version live fracassante de 1986 par-là, quoique... s'agirait peut-être bien de la tournée de 1984 ? Va savoir. Le père Dylan a bouffé un tigre. Trouvé sur un pirate, mais sorti officiellement, donc ça vaut ici.

23 - Got Love If You Want It
Les Argentins sont des veinards. Cette fantastique reprise était incluse dans leur édition locale de Down In The Groove, qui pourtant n'était pas bien long et pas bien terrible non plus. Pourquoi on y a pas eu droit ?

24 - Important Words
Encore un morceau hors-commerce d'une édition pour DJ de Down In The Groove. Décidément, ils ont fait exprès d'en virer les meilleurs morceaux ?

25 - Dignity (demo version)
Issue de la compilation Chronicles (on y trouve plein de chansons citées dans le bouquin). Une n-ième version de Dignity.

26 - Dignity (Brendan O'Brien mix)
...Et la première, sortie à l'époque de Greatest Hits, vol. 3, et remixée par Brendan O'Brien. Histoire de faire pop, car l'originale sortira sur d'autres compiles (et est présente sur le coffret, tiens donc). Celle-là sera définitivement perdue.

Une belle façon de dire au revoir aux années 80...

Allez, à bientôt pour le volume 4...

EDIT : Oops, encore deux N°13... et il manque des trucs pour les années 1980. A bientôt pour le volume 4 qui va dépoter !!!

dimanche 8 décembre 2013

#169 : Bob Dylan "Sidetracks volume 2 (Jeepeedee's Rips)"

Pfff... Columbia fait du travail de cochon avec son intégrale ! Deux CD annoncés comme remplis de trucs rares, alors qu'en réalité, il n'en est rien : On retrouve à peu près que les inédits (à l'époque) de Biograph. Biograph, que tout le monde possède, et qu'on trouve même à la FNAC à 20 euros. Une honte.

Je peux pas les laisser dans cette situation, les clients vont se plaindre. Je prends donc les manettes, et VOILA ce qu'il aurait fallu proposer ! Hey Columbia, quand vous voulez vous me contactez pour les intégrales de Dylan, hein !

Donc, dans cette série de Sidetracks, pour coller à l'esprit, on ne trouvera aucun inédit. Aucun extrait des Bootleg Series (enfin, si, un seul ici). Uniquement des choses parues sur CD ou vinyle plus ou moins officiels, chez Columbia, Folkways ou autres. Des faces B, du live, des B.O., bref, tout (ou presque) ce qui n'est pas dans votre joli coffret est ici.

On attaque donc avec Sidetracks Volume 2 (Jeepeedee's Rips), qui traite de 1961 à 1972. Des merveilles pas toujours introuvables, mais regroupées ici pour votre plus grand bonheur. Notez que je ne reprends que ce qui est sorti en CD, je laisse même de côté le DVD Live At Newport, parce qu'un DVD n'est pas un CD et parce que celui-là, ils auraient pu le mettre dans la boîte aussi. Il fera donc l'objet d'un rip à part, plus tard.

Enjoy the ride !

01 - I Was Young When I Left Home
Uniquement paru sur un CD Bonus lors de la sortie de Love & Theft en 2001. Une maquette de 1961.  Un Dylan encore vert mais déjà grande gueule (j'étais jeune quand j'ai quitté la maison, hé, t'as 21 ans, là !). Dommage qu'il ait arrêté par la suite de jouer en picking, je trouve.

02 - Wade In The Water
Extrait de la compilation japonaise Bob Dylan Live 1961-2000, encore une maquette de 1961. Jolie partie de slide, voix rocailleuse, Dylan se cherche, fait le méchant. Enregistré pour un pote, extrait des Minnesota Hotel Tapes12 000 x piratées. Même chez Columbia on en a une copie ;o)

03 - Handsome Molly
Extrait de la même compilation, Bob prend de l'assurance. Enregistré au Gaslight Café en 1962. Encore un traditionnel. On trouve tout le concert en pirate comme on veut, mais là n'est pas l'objet.

04 - House Of The Rising Sun
Attention moment d'histoire ! Une version électrique du House Of The Rising Sun, trois ans avant les Animals qui, en écoutant ça on s'en persuadera, n'ont vraiment pas inventé grand chose. Personne n'en avait entendu parler auparavant. Sorti uniquement sur le CD-ROM Highway 61 Interactive. Ils auraient pu faire un effort pour la mettre dans le coffret, ces sagouins !

05 - John Brown
Il faudra attendre l'album Unplugged de 1994 pour en avoir une version officielle. Celle-ci est estampillée Blind Boy Grunt, son pseudonyme quand, avide d'enregistrer, il en lâchait quelques une pour ses copains folkeux de l'époque. Une des protest songs les plus cinglantes de Dylan. Extrait de The Best Of Broadside, somptueux coffret rasoir de l'histoire de la protest-song (atchoum !).

06 - Ye Playboys And Playgirls (with Pete Seeger)
07 - With God On Our Side (with Joan Baez)
Deux extraits de l'album Newport Folk Festival 1963 paru chez Vanguard. Euh... bon, il en fallait une avec Joan Baez, c'est assez éprouvant mais c'est sorti dans le commerce alors on y va. Celle avec Pete Seeger est à peine plus supportable. Pour collectionneurs, ça va de soi.

08 - Just Like Tom Thumb's Blues (live B-side)
La face B du 45 tours I Want You. Live à Liverpool en 1966. Longtemps collector avant que d'apparaître sur la compilation Masterpieces, uniquement sortie en Australie à l'époque. Pour se souvenir combien ces concerts dépotaient.

09 - To Ramona
Encore un extrait du Best Of Live 1961-2000, un titre enregistré pendant la tournée anglaise qui donnera lieu au film Don't Look Back. Dernière tournée acoustique, Bob s'en va ailleurs...

10 - If You Gotta Go, Go Now
Paru en 45 tours uniquement en Hollande (et, seule entorse, extrait des Bootleg Series volume 1-3), If You Gotta Go Go Now était régulièrement joué lors de la tournée britannique de 1965. Petite chanson sans façons, Dylan s'en servait pour divertir le public avant d'entamer des choses plus complexes (It's Alright Ma par exemple). Johnny Hallyday l'a reprise en français, tout comme Fairport Convention, Bijou et des dizaines d'autres.

11 - I'm Not There
La plus belle des chansons extraites des Basement Tapes, disponible uniquement en pirate (et un moment sur le site officiel de Dylan, en streaming), cette merveille est enfin sortie officiellement en bonus track sur la BO du film du même nom. Columbia aurait-elle toutes les bandes de ces sessions ? A quand un Bootleg Series sur ce thème ?

12 - I Ain't Got No Home
13 - Grand Coulee Dam
14 - Dear Mr Roosevelt
Trois reprises de Woody Guthrie, enregistrées live avec The Band en 1968, lors du concert-hommage à Woody. Uniquement paru en vinyle à l'époque.

15 - Down In The Flood
16 - Don't Ya Tell Henry
17 - When I Pain't My Masterpiece
18 - Like A Rolling Stone
Surprise ) Lors du concert de la nouvelle année 1971, le Band enregistre un live avec des cuivres, arrangements d'Allen Toussaint. Cela sortira sous le nom de Rock Of Ages, mais il faudra attendre 2002 pour entendre les rappels avec Dylan pour la première fois. Je vous propose ici les soundboard mixes extraites du très récent coffret. Merci qui ?

19 - George Jackson (big band version)
20 - Spanish Is The Loving Tongue (single B-side)
Alors là, Columbia, avoir oublié la version Big Band de George Jackson (ok, l'acoustique est dans le coffret mais quand même !) et cette face B (de Watching The River Flow, pour les érudits), c'est vraiment la honte ! Heureusement que je suis là !

21 - A Hard Rain's A-Gonna Fall
22 - It Takjes A Lot To Laugh, It Takes A Train To Cry
23 - Blowin' In The Wind
24 - Mr Tambourine Man
25 - Just Like A Woman
Et on termine ce premier volume par les morceaux interprétés par Dylan au concert pour le Bangla Desh. Ca vous évitera d'avoir à écouter le reste, pas terrible hormis une belle version de Here Comes The Sun. En plus, on trouve ici peut-être la plus belle version de Mr Tambourine Man, ce qui ne gâche rien.

Et voilà, 25 chansons qui auraient eu de la gueule dans le joli coffret. Il doit manquer une version de Blowin' In The Wind à Newport, mais elle est tellement pénible que j'ai eu la flemme de la chercher. Idem, des trucs comme The Ballad Of Donald White sortie chez Broadside doivent exister quelque part. Mais bon, je pense que vous détenez là 90% des sidetracks de Dylan de 1961 à 1972. Silence radio côté raretés, la prochaine fois on attaque par la Rolling Thunder Review de 1975...

It takes a lot to laugh...

(EDIT) : Oops ! Just Like Tom Thumb's Blues y est deux fois (piste 8 et 12), désolé. Par ailleurs Ye Playboys And Playgirls est corrompu... Vous pouvez la télécharger ici.