J'ai acheté des CD depuis 1986 (et plein de vinyles avant), j'y ai mis énormément d'argent. J'en ai souvent racheté (remasterisations, bonus tracks...) et aujourd'hui tout ça ne vaut plus rien. Les rayons se vident au profit des DVD, des blu-ray disc (tout pour les yeux, rien pour les oreilles), en attendant le prochain format.

Et pourtant... c'était pas beau tout ça ?


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lundi 13 mai 2013

#167 : Kyuss "Blues For The Red Sun"

Serais-je le dernier des cons ? Auquel cas, je répondrai par un "mieux vaut tard que jamais" dont la platitude n'a d'égal que le relief du présent album. Comprenons-nous bien. Dans ma folle vadrouille à la gloire de Josh Homme, j'avais bien sûr prévu un peu de Kyuss. Doublé par Keith Michard ou le Zornophage - sais plus - j'ai laissé mon Greatest Hits dans mes chaussettes et puis voilà. J'avoue, je suis un des derniers des cons, je connaissais mal Kyuss jusqu'à il y a peu. C'est ça quand on achète des disques, on trouve pas ce qu'on veut comme sur internet. Alors, hormis la compilation déjà mentionnée, mon idylle s'est arrêtée un peu brutablement (ce qui n'a rien de surprenant avec Kyuss), trouvant leur Wretch quelque peu boueux, mal mixé, mal produit, je sais pas, bref, la sentence sans appel : bôf.

Ce qui m'amène à mon questionnement : oui, je suis peut-être le dernier des cons. Le dernier à découvrir Blues For The Red Sun plus de vingt ans après sa sortie. Après avoir ressorti mon Nevermind au moins quatre ou cinq fois depuis l'époque dite bénie du grunge, je suis passé complètement à côté de ce brûlot, jusqu'à il y a quelques jours. La claque.

Alors, comme le nombre d'internautes dépasse sans doute le nombre de membres du fan-club de Kyuss et des Queens Of The Stone Age réunies, je me plais à croire que je ne suis pas le dernier des cons, mais peut-être l'avant-dernier. Ô mon Suivant, comme je t'envie ! Jamais déluge métallique ne sentit autant le kérosène se vaporisant langoureusement dans le désert californien, l'odeur du peyotl et du crotale mêlées, bref, un festival de moments langoureusement brutaux et primaires. I Hate Slow Songs, qu'il beugle le monsieur. Oh que oui, que moi aussi, tiens.

Sans rire, rien que Green Machine, tiens, ça t'envoie tout valdinguer de partout. Punk ? Metal ? Classic Rock dérangé ? Grunge testiculé ? Qu'importe. Une tuerie, un petit bonheur d'acier rouillé comme il faut, puant l'huile de vidange comme un dimanche chez Norauto, bref, soit je n'y pouique plus que couic, soit on est pas loin de tenir là, rien que là, le morceau parfait. Surtout quand ces messieurs vous ont préparé le terrain avec un Thumb faussement bluesy pour mieux attirer les fans de Grateful Dead et les faire frire dans ce qui reste de jus de coyotte. You don't seem to undertand the deal ? I don't give two shits on how you feel !

Ben voilà, c'est dit, moi je trouve que ça pose l'ambiance, dans le genre premières paroles du disque. Depuis le Jesus died for somebody's sins but not mine de la belle Patti Smith, j'avoue que je cherchais une entrée en matière du même acabit, ben c'est chose faite.

Ainsi donc, Ô Toi mon Suiveur, Dernier des Cons, je ne peux que t'encourager à te délecter fissa de cette galette, tortilla pimentée avec bonheur et sans modération. Et fais passer à ton voisin.

Yeah.

mardi 16 avril 2013

#13Z : Kyuss "Desert Rock"

Kyuss, vous connaissez ? Pas encore ? Pas bien ? Voici le moyen simple et gratuit de réparer cette scandaleuse lacune avec le baistophe paru en 2009 sur le blog éponyme. Et d'ailleurs, voici le texte (en anglais) qui accompagnait sa mise en ligne :

"A cult favorite if there ever was one, Kyuss is also a very important band that influenced the whole stoner scene. Yet, they were in a league of their own. This band smells of dust and gasoline, never compromised yet established themselves as a driving force in this new scene we now call stoner rock. Certainly, the influence of bands such as Black Sabbath or Blue Cheer can be noticed in their music but they infused their sound with a unique blend of heavy psychedelia that made the difference. Sadly, they never got the success they deserved but their following projects (Fu Manchu, Unida and, even more, Eagles of Death Metal & Queens of the Stone Age) managed to secure an audience that always failed to confirm Kyuss success.

For the few of you who haven't yet had a taste of this amazing band, here's the chance to embark on a one hour ride...through the desert."

Donc, en gros, et pour ceux qui sont aussi incultes en anglais qu'en stoner rock, c'est du lourd barré qu'on appréciera mieux "sous influence".

Enjoie !


1. Thumb 4:41
2. Big Bikes 5:05
3. Green Machine 3:37
4. Son of a Bitch 6:01
5. Thong Song 3:45
6. Gardenia-Asteroid-Supa Scoopa and Mighty Scoop 17:38
7. One Inch Man 3:30
8. Spaceship Landing 13:01
9. Shine 5:56


Kyuss' beginners' guide


Et en cerise sur le gâteau, un enregistrement du groupe dont je fait parti, Sierra Madre, en répétition, avec toutes les approximations techniques et imperfections sonores que ça implique, reprenant l'excellent One Inch Man de Kyuss, donc. Bref, ça vaut ce que ça vaut et si ça ne vous plait pas, m'en fous ! :-p