J'ai acheté des CD depuis 1986 (et plein de vinyles avant), j'y ai mis énormément d'argent. J'en ai souvent racheté (remasterisations, bonus tracks...) et aujourd'hui tout ça ne vaut plus rien. Les rayons se vident au profit des DVD, des blu-ray disc (tout pour les yeux, rien pour les oreilles), en attendant le prochain format.

Et pourtant... c'était pas beau tout ça ?


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dimanche 3 mars 2013

Anti-hommage à Daniel Darc (par le Zornophage).

 
Il était une fois un petit pays particulièrement amoureux de ses losers. En ce petit pays, d'étranges individus paraissaient régulièrement à la Une (ou la deux) de divers médias bien-pensants et si sûrs de leur bon goût qu’ils en avaient pour preuve l'indifférence qu’opposait le grand public à ces étoiles ébréchées.

Ce pays, vous l’aurez compris, c’est le notre, cette bonne vieille France. Et un de ces individus Daniel Darc, fantomatique présence à la voix peu assurée, aux textes vide-âme et exhibitionnistes, à la musique plus souvent atone que réjouissante... Or donc, Daniel Darc de fantomatique est passé à viande froide, la faute à une vie d’abus en tous genres, une fin prévisible, en somme. Et que les médias majoritaires nous proposèrent-ils à la nouvelle de cette définitive défection ? Chercher le garçon de Taxi Girl… et rien d’autre. C’est dire si la suite de la carrière de DD aura fait des étincelles, marqué les consciences…

Alors, voir le déchaînement bloggistique qui accompagne son décès me laisse songeur… Ce n’est un secret pour personne, je n’avais aucun goût pour l’art du monsieur, que ce soit dans ses élucubrations électrophiles groupées des débuts ou dans une carrière solo en dents de scie par la suite. Et, à la limite, ça ne me poserait pas de problème si, il y a un peu moins de deux ans de ceci, la disparition d’un vrai grand n’était passée totalement inaperçue, ô combien injustement… Certes, ledit grand n’était pas français, n’avait pas eu de novelty hit et n’avait que fort rarement surnagé hors d’un underground bien trop peuplé pour être réellement visible. Mais, tout de même, une telle disparité de traitement me choque, profondément.

Je profite donc de ce billet d’humeur chez mon hôte joli (qui ne fut pas le dernier à hommager à tous vents, ceci dit en passant et sans aucunement chercher quelque vaine polémique) pour exhorter les foules à donner l’attention qu’il mérite à Gil Scott-Heron, le grand, c’est lui.

Et pour joindre le son à la parole, je vous livre le « baistophe » que j’avais confectionné pour le blog éponyme une petite année avant sa disparition ô combien prématurée (62 ans !) soit plus de 2h30 et 33 titres pour introduire un Artiste chez nous trop peu reconnu alors qu’il est un jalon essentiel de la black music américaine.

Voici :


CD 1
Disc 1

1. Message to the Messengers 4:53
2. The Revolution Will Not Be Televised 3:05
3. Home Is Where the Hatred Is 3:20
4. We Almost Lost Detroit 5:16
5. Is That Jazz? 3:43
6. Winter in America (Solo Version) 6:23
7. Lady Day and John Coltrane 3:34
8. The Bottle 5:04
9. Alien (Hold on to Your Dreams) 3:25
10. Guerilla 7:46
11. Angel Dust 4:13
12. The Get Out of the Ghetto Blues 5:07
13. The Other Side (Parts II & III) 12:48
14. Free Will 3:38
15. Trane 7:22
 
Disc 2
1. It's Your World 3:54
2. H2O Gate Blues 8:07
3. Think I'll Call It a Morning 3:29
4. A Legend in His Own Mind 3:39
5. The Vulture 4:16
6. Johannesburg 4:44
7. New York City 4:44
8. On Coming from a Broken Home (Part 1) 2:20
9. Shut 'Em Down 5:14
10. Vildgolia (Deaf, Dumb and Blind) 7:40
11. Fast Lane 4:52
12. Show Bizness 2:49
13. Fell Together 4:25
14. Me and the Devil 3:32
15. Hello Sunday! Hello Road! 3:37
16. Must Be Something 5:12
17. Your Soul and Mine 2:02
18. Who'll Pay Reparation on My Soul? 5:12

(1) Gil Scott Heron
Will Not Be Televised (2)