Et c'est reparti ! Dans le désordre, mais comment rester cartésien et bien ordonné face à un tel déluge de riffs si doux à mes oreilles. The Lost Art Of Keeping A Secret est certes mainstream ;o) mais c'est le genre de chansons qui me donnerait presque envie d'écouter la radio. Et ça n'est que la pointe de l'iceberg du grandiose Rated R - où comment les Queens Of The Stone Age sortirent de la confidentialité pour balancer d'un coup d'un seul un des 100 meilleurs albums de rock - toutes variations confondues - si l'on en croit Rolling Stone. Mais laissons-là les feuilles de choux, que nous importe. Sorti en 2000, décidément, le 21ème siècle s'annonçait plutôt bien.
Alors oui, bien sûr, tout en retenue, pas de déluge sonore en studio (enfin, quand même), les Queens Of The Stone Age avaient, à l'instar d'un Jimmy Page, bien compris que ce sont là deux choses bien différentes que balancer la purée en live et ciseler un disque qui tiendrait la route et qui, une fois le premier coït brutal du live, resterait dans les anales. Et cette douce frustration ne fait évidemment qu'amplifier le désir d'entendre tout cela exploser, car on se doute bien qu'en concert... enfin, depuis avant-hier vous savez.
Et si vous ne savez pas, cette merveilleuse édition Deluxe vous offre leur prestation à Reading, et là, ma foi, plus de doute possible.
Toujours est-il qu'en studio, jamais guitares n'ont aussi bien sonné depuis que les calendes grecques se sont ornées de Gibson et de Gretsch en sus des colonnes doriques. Le calme fielleux de Leg Of Lamb en est un parfait exemple, la retenue au service du mal-être... Dans la catégorie Fais-moi peur, largement aussi efficace que le monstre d'Iron Maiden... Rocky Horror Picture Show vs Henri-Georges Clouzeau, en quelques sortes, et m'est avis qu'il y a de la place pour les deux...
Et ça s'enchaîne... Monsters In The Parasol, mazette, Quick And To The Pointless, parodie de punk grand guignol façon Offspring, In The Fade..., jusqu'à l'acoustique Lightning Song, qui reprend les choses là où le Friends de Led Zeppelin III les avait laissées. On imagine la redescente d'acide sur un hamac au fond du désert, les crotales se lovant au soleil de midi après un trip malsain (Better Live Through Chemistery).
Jusqu'à l'épique et bien mal nommé I Think I Lost My Headache, qui, si tel est le cas, a dû s'accompagner de dommages collatéraux... à en croire son final très Crimsonien, ces cuivres malades qui terminent la galette au grand dam de nos écoutilles...
Alors, oui, plus pop que stoner, sans doute, vaguement metal parfois (Tension Head) mais qu'importe les étiquettes. La Californie sous le soleil avec un Auto-Pilot, je prends tout de suite. Un disque lysergique, malsain et jouissif. Un album osé, ambitieux, risqué. Loin des bonbons Coca Fizz, attention, c'est pas vraiment du sucre qui pique uniquement la langue.
Feel Good Hit Of The Summer, euh... pas franchement quand même...
J'ai acheté des CD depuis 1986 (et plein de vinyles avant), j'y ai mis énormément d'argent. J'en ai souvent racheté (remasterisations, bonus tracks...) et aujourd'hui tout ça ne vaut plus rien. Les rayons se vident au profit des DVD, des blu-ray disc (tout pour les yeux, rien pour les oreilles), en attendant le prochain format.
Et pourtant... c'était pas beau tout ça ?
- - - Disapproved by the Central Scrutinizer - - -
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dimanche 14 avril 2013
jeudi 11 avril 2013
#163 : Queens Of The Stone Age "Gonzo's 5th Birthday Party - Live in London, december 6th, 2007"
Cette année sera à marquer au fer rouge pour tous les stoners et métalleux de la terre : pour la première fois depuis 1967, il ne sera pas jour de tristesse. En effet, jusqu'alors, ils pleuraient le 4 juin, date à laquelle Marie-Jeanne Guillaume s'est jetée du pont de la Garonne. Il paraît que même à Brie-Comte-Robert, le gratin y est interdit ce jour-là, tout comme les labours, même s'il y a bien encore deux hectares à labourer dans le champ de la cale. C'est une bonne chose d'ailleurs. En tant qu'agronome, je n'ai jamais compris qu'on puisse labourer au mois de juin. Tout comme je n'ai jamais vu de champs de magnolias, tant il me semble délicat d'en faire un bouquet.
Mais laissons là tristesse et agriculture, car, je l'ai dit, je le re-dis, ce mois de juin sera lumineux, ce malgré cette foutue pluie qui n'y pourra rien quand bien même elle s'entêterait.
Le 4 juin, sort le nouvel album des Queens Of The Stone Age. J'en ai saigné sur ma Gibson, tellement j'ai été heureux d'apprendre cette nouvelle qui devrait ravir - dans un monde parfait - la France entière, et qu'importe Brie-Comte-Robert. En voilà un avant-goût. My God Is The Sun. Tu l'as dit, bouffi, l'été s'ra chaud dans les T-Shirts et les maillots :
Allez, hop la chanson avec en bonus une version live (déjà !), croquez-moi ça apéro en attendant le dîner.
Tellement heureux que j'en reprends la plume, trempée dans l'acier le plus lourd (vous avez noté que mon introduction manquait de légereté, hein). Exit le nouvel Higelin, ses pâquerettes et son ton primesautier. Je m'en vais d'ici là partir en croisade pour vous rafraîchir la mémoire et vous balancer quelques riffs sulfuriques histoire de vous nettoyer les tympans d'ici ce jour magnifique.
Oh, j'ai connu Josh Homme et ses crocs mignons sur le tard, comme tout le monde dans ce beau pays. Avec la claque de Songs For The Deaf. Mazette, que fut-ce un disque beau comme un volcan d'Auvergne au bon vieux temps du Jurassique. Du riff, de la puissance, de la rage toute contenue et - est-il bon de le rajouter, tout ceci sans la moindre allusion satanique à trois francs, sans apocalypses, sans antéchrists et sans décapitation de poulets aux hormones. Juste avec des guitares baissées d'un ton, de la distortion comme on n'en trouvait plus depuis lurette. Merdre, le Nevermind de Nirvana avait enfin une suite digne de ce nom. Un disque grand comme la cathédrale de Chartres, jeté avec autant de fierté que de mépris au grand public ignare de ce qui se passait dans le désert de Californie.
Et puis Josh Homme est un grand gaillard, bien nourri à la viande crue, la tête sur les épaules, qui ne s'en est pas fait plus que ça suite au succès mérité (et c'est malheureusement loin d'être un pléonasme) de la rouge galette. A continué sa route à explorer les moindres recoins du rock stoner quitte à ne pas rééditer l'exploit de la chanson pop parfaite au milieu de ce cambouis majestueux, la perfide No One Knows. A largué son crétin de bassiste, Nick Olivieri, vieux compère de Kyuss, parce qu'il battait sa femme. Mireille Mathieu en fut toute émue sans même le savoir.
Et puis, depuis 2007, plus rien. Enfin, si. Them Crooked Vultures, c'est pas rien quand même. On en reparlera, car je compte bien pourrir ce blog d'hommages à Josh. Homme sweet Homme.
Par où commencer ? Un This Is... à la Keith Michards ? Je les aime trop pour les découper en tranches. Comme ça ne sera pas rien, vous aurez tout, et plus encore. Car j'ai retrouvé ma frénésie d'adolescent, quand je collectionnais les disques de Clash. Et c'est une douce sensation inespérée, croyez-moi. Cela fait deux jours que je vampirise Youtube pour aspirer tout ce que je peux y trouver. Mais comme nous parlons ici de musique et non de vidéo, je vous ai mp3isé les meilleurs moments, à commencer donc par ce show de 2007. Enregistré pour MTV, le son est nickel, in glorious stereo. Restent les biip par-ci par-là, remplaçant les fuck et autres fucking. Mais les amateurs du Live At Folsom Prison de Johnny Cash ne sauraient s'en outrer. Et qu'ils mangent leur Stetson dans le cas contraire, après tout.
Et puis quelle belle entrée en matière ! à peine 43 minutes, mais peut-être est-ce suffisant comme déluge de décibels pour les béotiens. Trop de sang tue le sang, comme dirait Dracula ou Edmond Hervé. Et, encore une fois, mince, ces guitares... Et sans temps morts, m'sieurs dames. On est pas chez Led Zeppelin, pas besoin de faire des tsoin-tsoin à l'archet pendant que le reste du groupe se repoudre le nez. Ici, on sent les gaillards bien vitaminés dès le départ. Songs for the deaf. Des chansons pour les sourds. C'est très exactement ça. Sous les décibels, Josh chante calmement, les mélodies sont imparables.
Remasterisé par votre serviteur, débarassé (normalement) de tous les jingles pourris de MTV, pochette et playlist incluses, voici rien que pour vous une dizaine de chansons retraçant bon gré malgré le parcours de nos Reinettes. Des chansons à réveiller les morts. Et ça va reprendre le 4 juin, quelle merveilleuse année.
A Song For The Dead
Tracklist :
Sick Sick Sick
Feel Good Hit Of The Summer
Lost Art Of Keeping A Secret
Misfit Love
In The Fade
Little Sister
Make It Wit Chu
3's & 7's
Go With The Flow
A Song For The Dead
Mais laissons là tristesse et agriculture, car, je l'ai dit, je le re-dis, ce mois de juin sera lumineux, ce malgré cette foutue pluie qui n'y pourra rien quand bien même elle s'entêterait.
Le 4 juin, sort le nouvel album des Queens Of The Stone Age. J'en ai saigné sur ma Gibson, tellement j'ai été heureux d'apprendre cette nouvelle qui devrait ravir - dans un monde parfait - la France entière, et qu'importe Brie-Comte-Robert. En voilà un avant-goût. My God Is The Sun. Tu l'as dit, bouffi, l'été s'ra chaud dans les T-Shirts et les maillots :
Allez, hop la chanson avec en bonus une version live (déjà !), croquez-moi ça apéro en attendant le dîner.
Tellement heureux que j'en reprends la plume, trempée dans l'acier le plus lourd (vous avez noté que mon introduction manquait de légereté, hein). Exit le nouvel Higelin, ses pâquerettes et son ton primesautier. Je m'en vais d'ici là partir en croisade pour vous rafraîchir la mémoire et vous balancer quelques riffs sulfuriques histoire de vous nettoyer les tympans d'ici ce jour magnifique.
Oh, j'ai connu Josh Homme et ses crocs mignons sur le tard, comme tout le monde dans ce beau pays. Avec la claque de Songs For The Deaf. Mazette, que fut-ce un disque beau comme un volcan d'Auvergne au bon vieux temps du Jurassique. Du riff, de la puissance, de la rage toute contenue et - est-il bon de le rajouter, tout ceci sans la moindre allusion satanique à trois francs, sans apocalypses, sans antéchrists et sans décapitation de poulets aux hormones. Juste avec des guitares baissées d'un ton, de la distortion comme on n'en trouvait plus depuis lurette. Merdre, le Nevermind de Nirvana avait enfin une suite digne de ce nom. Un disque grand comme la cathédrale de Chartres, jeté avec autant de fierté que de mépris au grand public ignare de ce qui se passait dans le désert de Californie.
Et puis Josh Homme est un grand gaillard, bien nourri à la viande crue, la tête sur les épaules, qui ne s'en est pas fait plus que ça suite au succès mérité (et c'est malheureusement loin d'être un pléonasme) de la rouge galette. A continué sa route à explorer les moindres recoins du rock stoner quitte à ne pas rééditer l'exploit de la chanson pop parfaite au milieu de ce cambouis majestueux, la perfide No One Knows. A largué son crétin de bassiste, Nick Olivieri, vieux compère de Kyuss, parce qu'il battait sa femme. Mireille Mathieu en fut toute émue sans même le savoir.
Et puis, depuis 2007, plus rien. Enfin, si. Them Crooked Vultures, c'est pas rien quand même. On en reparlera, car je compte bien pourrir ce blog d'hommages à Josh. Homme sweet Homme.
Par où commencer ? Un This Is... à la Keith Michards ? Je les aime trop pour les découper en tranches. Comme ça ne sera pas rien, vous aurez tout, et plus encore. Car j'ai retrouvé ma frénésie d'adolescent, quand je collectionnais les disques de Clash. Et c'est une douce sensation inespérée, croyez-moi. Cela fait deux jours que je vampirise Youtube pour aspirer tout ce que je peux y trouver. Mais comme nous parlons ici de musique et non de vidéo, je vous ai mp3isé les meilleurs moments, à commencer donc par ce show de 2007. Enregistré pour MTV, le son est nickel, in glorious stereo. Restent les biip par-ci par-là, remplaçant les fuck et autres fucking. Mais les amateurs du Live At Folsom Prison de Johnny Cash ne sauraient s'en outrer. Et qu'ils mangent leur Stetson dans le cas contraire, après tout.
Et puis quelle belle entrée en matière ! à peine 43 minutes, mais peut-être est-ce suffisant comme déluge de décibels pour les béotiens. Trop de sang tue le sang, comme dirait Dracula ou Edmond Hervé. Et, encore une fois, mince, ces guitares... Et sans temps morts, m'sieurs dames. On est pas chez Led Zeppelin, pas besoin de faire des tsoin-tsoin à l'archet pendant que le reste du groupe se repoudre le nez. Ici, on sent les gaillards bien vitaminés dès le départ. Songs for the deaf. Des chansons pour les sourds. C'est très exactement ça. Sous les décibels, Josh chante calmement, les mélodies sont imparables.
Remasterisé par votre serviteur, débarassé (normalement) de tous les jingles pourris de MTV, pochette et playlist incluses, voici rien que pour vous une dizaine de chansons retraçant bon gré malgré le parcours de nos Reinettes. Des chansons à réveiller les morts. Et ça va reprendre le 4 juin, quelle merveilleuse année.
A Song For The Dead
Tracklist :
Sick Sick Sick
Feel Good Hit Of The Summer
Lost Art Of Keeping A Secret
Misfit Love
In The Fade
Little Sister
Make It Wit Chu
3's & 7's
Go With The Flow
A Song For The Dead
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