
Suite au post du live à Tokyo, je suis retombé dans la discographie d'Yves Simon, que j'ai visiblement la chance de posséder presque en intégralité en CD (Ca se fourgue à 50 € sur Price Minister !), alors autant en faire profiter la blogosphère. Je compte bien vous distiller les premiers albums, jusqu'à USA/USSR au moins, sorti en 1983 et marquant la fin d'une période, ces prochaines semaines. Le reste est bien moins intéressant, mais s'il y a des collectionneurs, pourquoi pas... Tiens, d'ailleurs, je viens de voir sur wikipedia qu'il y aurait un autre album live, enregistré en 1975, Concert au Théâtre de la Ville, si quelqu'un l'a celui-là, je suis preneur.
Voici en attendant Au Pays des Merveilles de Juliet, son premier album pour RCA, sorti en 1973. Yves Simon avait auparavant déjà tenté sa chance chez Phillips (je crois), mais ses premières chansons, dont certaines ont été compilées sur un affreux "Master Series", sont franchement gnan-gnan et manquent cruellement d'intérêt, même historique...
On ne peut donc qu'être épaté par ce premier vrai effort, qui reprend les Gauloises Bleues, sorti l'année d'avant en 45 tours, et le morceau éponyme, typique de l'univers d'Yves Simon. D'autres chefs d'oeuvre, moins connus, se baladent sur la galette, comme Sur les Bords de la Moselle (qui préfigure Manhattan dans le rythme folky, et rappelle un peu le Graeme Allwright d'Emmène-Moi, bucolique et tendre à la fois...) ou encore les Bateaux du Métro. Bon, pour être tout à fait honnête, certaines chansons manquent encore de maturité et lorgnent encore un peu du côté protest-song façon Maxime le Forestier, qui sonnent un peu datées (Les Promoteurs), mais quand même, ça le fait. L'univers d'Yves Simon est là, prêt à se développer au fil des années 70.
Mais je vous laisse redécouvrir tout ça en attendant le suivant, Respirer, Chanter... encore plus abouti et qui le verra rêver New-York.
En attendant, embarquez au pays des merveilles de Juliet...