J'ai acheté des CD depuis 1986 (et plein de vinyles avant), j'y ai mis énormément d'argent. J'en ai souvent racheté (remasterisations, bonus tracks...) et aujourd'hui tout ça ne vaut plus rien. Les rayons se vident au profit des DVD, des blu-ray disc (tout pour les yeux, rien pour les oreilles), en attendant le prochain format.

Et pourtant... c'était pas beau tout ça ?


- - - Disapproved by the Central Scrutinizer - - -

samedi 8 juin 2013

Zinglés : Slade "Skweeze Me, Pleeze Me" - "Kill 'Em at the Hot Club Tonite"

(Pochette du pressage français, 1973)
Quelle drôle d'idée d'acheter, à 1 franc tout rond, le single en très mauvais état d'une formation que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam dans une brocante en banlieue est parisienne. Autre merveilles collectées à l'occasion : Deep Purple In Rock, News of the World de Queen et Outlandos d'Amour de Police. Pas mal non pour un petit gars d'une douzaine d'années, surtout en un temps (que les moins de vingt ans...) où l'information circule moins.

Bref, je ne vais pas faire long sur la face A, du Slade typique, glam rock criard à gros refrain à reprendre à tue-tête, pas mauvais mais trop ressemblant à d'autres tubes passés et pourtant très populaire chez les fans de la formation... La face B, par contre, Kill 'Em at the Hot Club Tonite, est une tout autre histoire et une délicieuse petite affaire que je place sans peur et sans reproche dans le top 50 de mes chansons préférées de tous les temps, tous artistes confondus... Carrément ! Pourtant c'est tout con cette histoire, une petit shuffle jazzy agrémenté du violon baladin de Jim Lea et de la guitare "grainée" de Dave Hill avec, pour une fois !, un Noddy Holder qui chante à la cool plutôt que de s'époumoner. Le résultat, charmant et suranné, me fait fondre à chaque fois !

Je ne garde pas de place particulière à Slade dans mon Panthéon musical personnel. Enfin, sauf pour une chanson, bulle de bonheur irremplaçable à jamais gravée dans mon cœur d'artichaut-rockeur.


A - Skweeze Me, Pleeze Me 4:35
B - Kill 'Em at the Hot Club Tonite 3:20


Noddy Holder – Vocals, Guitar
Dave Hill – Guitar, Vocals
Jim Lea – Bass Guitar, Vocals, Violin
Don Powell – Drums, Percussion

Sladin' easy!

...et, lundi, le GRAND JEU !!!

mercredi 5 juin 2013

#28Z : Black Star Riders (ex-Thin Lizzy) "All Hell Breaks Loose"

De la tétrachiée de groupes s'inspirant plus ou moins directement du son et de la manière du plus grand groupe irlandais de tous les temps, j'ai nommé Thin Lizzy, Black Star Riders est sans doute le plus légitime déjà parce que, connu comme le tribute band officiel du combo de feu Phil Lynott dont il emprunte le nom lors de tournées nostalgisantes avec l'assentiment des légataires patrimoniaux, il connait la démarche par cœur, ensuite parce que Scott Gorham, 12 années soliste aux côté de l'irlando-brésilien bassiste/chanteur, en fait partie... Ce n'est pas rien.

De fait, s'il n'y avait eu l'honnêteté et la pudeur de musiciens tenant chèrement à l'héritage de la formation originelle, c'est sous le nom de Thin Lizzy qu'All Hell Breaks Loose serait arrivé dans les bacs. On ne les remerciera jamais assez d'avoir eu la délicatesse de na pas céder aux sirènes d' exécutifs qu'on imagine plutôt chaud à lancer un album vendu d'avance même en cas de cagade artistique.

Ce qu'All Hell Breaks Loose n'est pas. Efficace, racé c'est un album de hard'n'heavy à la manière de Thin Lizzy, pas le moindre doute là dessus, et qui convainc plus souvent qu'il n'irrite. Certes, Ricky Warwick (ex-The Almighty), malgré son bon timbre rocailleux et ses salutaires efforts, n'est pas Phil Lynott, l'élément soul, composante fondamentale, est ici absent. Et après tout, tant mieux, parce que le groupe clone assez son modèle de référence pour qu'une copie conforme de feu son vocaliste ait constitué la goutte d'eau...

Concrètement, on remarque que les morceaux les plus immédiatement accrocheurs sont ceux se rapprochant le plus du modèle historique avec, en premier lieu, le teaser bien choisi par le label, Bound for Glory, rappelant étrangement, en plus frontalement hard-rockant et speedé, le Southbound de Bad Reputation. Notez que ça ne veut pas dire que les morceaux plus "à distance" du son Thin Lizzy, qui n'est jamais tout à fait absent soit dit en passant, soient mauvais, il se trouve juste que le groupe n'y développe pas une personnalité assez décisive pour s'y imposer et nous convaincre totalement. C'est, par exemple, particulièrement évident sur le morceau d'ouverture, All Hell Breaks Loose, qui manque, outre le hook mélodique qui va bien, d'un je ne sais quoi qui ferait la différence, permettrait à la formation d'envisager le futur autrement que dans les pas, sur la réputation de son glorieux devancier. Un peu à la manière d'un Blue Murder (avec John Sykes) toujours resté dans l'ombre de Whitesnake qui, il est vrai, était encore en activité au lancement d'activité de son "clone".

On ne va pas se mentir, le plaisir ressenti à l'écoute d'All Hell Breaks Loose, l'album, parce qu'on en prend plus souvent qu'à son tour !, est éminemment dérivatif. De fait la formation ne cherche nullement à faire  avancer le schmilblick Thin-Lizzien se contentant de recycler des recettes ô combien connues et éprouvées. Ca n'en reste pas moins une expérience agréable, menée par un groupe compétent... Et c'est tout ce qu'il faut s'attendre à y trouver pour éviter l'abyssale déception de n'y entendre qu'une presque copie carbone du plus grand groupe irlandais de tous les temps (bis, mais on ne le dira jamais assez).

A cette avertissement près, on recommande un album sympathique et bien foutu qui plaira plus particulièrement à ceux qui ne se sont pas remis de la mort de Phil Lynott en 1986 et au subséquent et définitif arrêt d'activité de sa formation légendaire : Thin Lizzy.


1. All Hell Breaks Loose 4:15
2. Bound for Glory 4:08
3. Kingdom of the Lost 4:43
4. Bloodshot 4:02
5. Kissin' the Ground 3:06
6. Hey Judas 4:11
7. Hoodoo Voodoo 4:15
8. Valley of the Stones 4:15
9. Someday Salvation 3:05
10. Before the War 3:39
11. Blues Ain't So Bad 6:15
Bonus
12. Right to Be Wrong 3:35


Ricky Warwick – lead vocals
Scott Gorham – lead guitar, vocals
Damon Johnson – lead guitar, vocals
Marco Mendoza – bass guitar, vocals
Jimmy DeGrasso – drums


Clones tell no lies

lundi 3 juin 2013

#27Z : Atoms for Peace "Amok"

Toute ressemblance avec The Eraser ne serait pas totalement fortuite. C'est l'avertissement qui aurait dû être "stické" sur la pochette du premier Atoms For Peace qui n'est en fait, intrinsèquement, que la suite avec groupe, la conséquence naturelle, du premier album solitaire du frontman de Radiohead, Thom Yorke.

Et ce n'est que logique quand on sait qu'à la genèse de la formation se trouve un ensemble monté pour jouer The Eraser justement, live en l'occurrence et que, suite à la tournée, sur une jam de trois courtes journées où Yorke proposa à "ses hommes" de recréer des pièces électroniques sur lesquelles il travaillait, fut enregistré ce qui constitue le squelette d'Amok. Squelette parce que les efforts subséquents et combinés de Yorke et son acolyte de producteur, Nigel Goldrich, à arranger, triturer, bichonner la source pour la rendre telle qu'aujourd'hui parue.

Au lieu de ça, pour revenir à notre histoire de "sticker" (vous suivez toujours ?), promotionnellement, la présence du bassiste historique des Red Hot Chili Peppers et maître es-4 cordes incontesté, Flea, est évidemment mise en avant, c'est un peu excessif et les ficelles sont un peu (trop) grosses (pour fonctionner) mais, bon, rien que de très prévisible...

Sur la musique, on dira qu'Amok n'est pas loin d'une électronique maladive et concassée qui évoquera des paysages familiers aux auditeurs de Venetian Snares ou d'Aphex Twin, sauf qu'elle est ici confrontée à des instruments plus classiquement rock tenus, en l'occurrence par le précité Flea (basse), Joey Waronker et le brésilien Mauro Refresco respectivement batteur et percussionniste, deux professionnels aux "credentials" chargés. Et par Thom Yorke himself qui y tâte de la six-cordes en plus de la voix et de claviers et "électrotucs" divers et variés. Le résultat, "l'animal" serait-on tenté de dire, ne s'apprivoise pas avec facilité... Même la voix de Yorke, re-texturée, déformée, superposée, n'y est pas l'habituel élément accrocheur mais un élément d'un panorama sonore attractif si tenant souvent de l'abstraction.

Il y a des moments de pure grâce, bien sûr !, qui vous pètent à la tronche dès la première écoute comme le morceau d'ouverture, Before Your Very Eyes, où, outre une splendide mélodie de Yorke, planante à souhait, des "blip-blops" et autres "bzzz-bzzz" electros bienvenus, un côté rythmiquement afro cousin de Vampire Weekend, on découvre l'extraordinaire (je pèse mes mots) travail de Flea qui, omniprésent sans jamais être envahissant, dubbant presque, habitant le morceau, l'enracine de sa basse splendeur.

La suite, d'expérimentations très réussies en pièces plus identifiables au format chanson, cherche toujours, trouve souvent sans jamais égaler l'initial tour de force. Attention, pas de méprise, écoute après écoute, tout l'album se bonifie et, in fine, satisfait. Et il y a toujours, pour contrebalancer l'aridité expérimentale d'une musique formellement prospective, ce petit quelque chose de Radiohead (la patte mélodique de Yorke, reconnaissable entre mille) pour adoucir le trip, faciliter la montée... Et Flea, donc, et les deux rythmiciens qu'on n'oublie pas, qui complémentent à merveille le canevas proposé par leur leader.

Evidemment, Amok ne plaira pas à tous, et ceux qui aiment leur Yorke en mode "heroic rock" en seront pour leur frais. Parce qu'Atoms for Peace ne cherche pas tant à séduire qu'à avancer, repousser les limites. Et le fait avec suffisamment de grâce, de talent et d'intelligence pour nous tenir en haleine et, même !, nous laisser rêver à un improbable volume 2...


1. Before Your Very Eyes... 5:47
2. Default 5:15
3. Ingenue 4:30
4. Dropped 4:57
5. Unless 4:40
6. Stuck Together Pieces 5:28
7. Judge, Jury and Executioner 3:28
8. Reverse Running 5:06
9. Amok 5:24


- Thom Yorke: vocals, keyboards, programming, guitars, piano
&
- Nigel Godrich: programming, production
- Flea: bass guitar
- Mauro Refosco: percussion
- Joey Waronker: drums


Manmachine or the Eraser Too

vendredi 31 mai 2013

Zinglés : Jean-Louis Murat "Suicidez -vous le peuple est mort"

Allez, je m'immisce dans la série qu'un temps Jeepeedee initia avant qu'elle ne soit reprise ailleurs par de plus constants chevaliers... Hein Jeepee ? C'était une bonne idée pourquoi l'avoir abandonnée ???  Bref Zornee "zingle" pour te rappeler à cette tâche à peine entamée !

A nos moutons maintenant...

Le souvenir que j'ai de ce single restera éternellement lié à ma fréquentation (très) régulière d'un disquaire parisien d'occasion et de l'obsession d'un des "caissiers" qui le passait extrêmement souvent (soit tellement beaucoup qu'on lui demandait parfois, collègues et clients !, de changer de disque, littéralement !).

C'étaient les années 80 encore, et au début des 90s pour être tout à fait précis, et la boutique Librairie Parallèles située à un jet de pierre de l'infect Forum des Halles au cœur du premier arrondissement parisien. A l'époque je voyais Murat comme un dandy précieux, une sorte de Daho bis ou d'Alain Chamfort nouvelle génération alors, qu'en fait, hormis quelques singles télévisuels et consensuels, c'était plus du côté de Ferré (pour le texte) et de Manset (pour le son) que se situait l'animal... Sur cet épatant single en tout cas, c'est assez évident, par la suite, il faut plus gratter mais le germe de l'artiste libre (et qui vous emmerde parce qu'il fait ce qu'il veut) n'est jamais bien loin...

Tout ça m'aura permis de réviser ma préconception d'un artiste dont j'apprécie aujourd'hui beaucoup les travaux même si je ne les suis pas aussi pointilleusement que ceux de, par exemple et pour rester en Francophonie, de Higelin, Thiéfaine, Fersen, Arno...

Bon, le rip n'est qu'un 160kbps (qui reste très correct en qualité cependant) mais, croyez-moi, ça vaut le coup quand même !


1. Suicidez-Vous le Peuple est Mort 3:28
2. Masque d'Or 2:53
3. La débâcle 3:49
bonus
3. Suicidez-Vous le Peuple Est Mort (Live 1995) 7:36


Happy happy Jean-Louis!

mercredi 29 mai 2013

RD#1 - Thin Lizzy "Live and Dangerous"

Dans la série "Les Jolis Recyclages de l'Année du Dragon" :

Quels lauriers n'ont pas encore été tressés à la gloire de l'implacable live ici présent ? Si la majorité de la discographie du plus grand groupe irlandais de tous les temps, j'ai nommé Thin Lizzy (et, non, je n'oublie personne !), souffre encore d'un relatif anonymat au vu de sa globale qualité, Live and Dangerous s'est solidement installé dans toutes les listes des meilleurs live albums de tous les temps, ce qui n'est que mérité, d'ailleurs.

Présentement, dans sa version deluxe généreusement bonussée d'une belle (si datée) captation vidéo (Live at the Rainbow Theatre 1977, déjà édité en dvd en 2007) et de deux maigres mais bienvenues outtakes (Opium Trail et Bad Reputation), le tout glissé dans un sobre et beau digipack, évidemment dûment livretté, c'est (attention, enfonçage de porte ouverte à venir) une belle réussite (si un faux deluxe vu la faible quantité de vrais inédits, c'est le seul petit bémol d'un panorama sinon sans nuage).

Bien entendu, le punch et la sensibilité métissée de Lynott, l'absolue maîtrise et complémentarité d'une des plus belles paires de guitaristes de l'Histoire du Rock (Robertson et Gorham, deux fines gachettes !) et la batterie en roulement perpétuel de l'inamovible et indispensable Brian Downey (batteur ô combien sous-estimé !) sont autant d'éléments déterminants de la réussite de l'entreprise. Thin Lizzy - alors que Robertson ne va pas tarder à faire ses valises pour former Wild Horses avec l'ex-Rainbow, futur Black Sabbath et Dio, Jimmy Bain - se présente alors comme une vraie machine de guerre, un gang soudé, un rouleau compresseur qui écrase tout sans pourtant manquer de finesse.

Et il suffit de dire que la tracklist offre un bel éventail des plus belles pièces alors sorties par le groupe pour se convaincre que, décidément, tout est réuni pour que la fête soit belle et, de fait, elle l'est.

Classique de chez classique, Live and Dangerous est indéniablement le premier album qu'on conseillerait à un "newbie" de la chose Thin-Lizzesque, un live énergique, racé et très chaudement recommandé.


CD 1 
1. Jailbreak 4:33
2. Emerald 4:34
3. Southbound 4:43
4. Rosalie/Cowgirl's Song 4:07
5. Dancing In The Moonlight (It's Caught Me In It's Spotlight) 3:54
6. Massacre 2:56
7. Still In Love With You 7:41
8. Johnny The Fox Meets Jimmy The Weed 3:45

CD 2 
1. Cowboy Song 4:55
2. The Boys Are Back In Town 4:41
3. Don't Believe A Word 2:18
4. Warriors 4:01
5. Are You Ready 2:42
6. Suicide 5:12
7. Sha-La-La 5:34
8. Baby Drives Me Crazy 6:40
9. The Rocker 4:19
Bonus
10. Opium Trail 4:43
11. Bad Reputation 6:04


Phil Lynott - chant, basse
Scott Gorham - guitare, chœurs
Brian Robertson - guitare, chœurs
Brian Downey - batterie, percussions
&
John Earle - saxophone sur "Dancing in the Moonlight"
Huey Lewis - harmonica sur "Baby Drives Me Crazy"


Phil Lynott is alive!

dimanche 26 mai 2013

(Pour Jimmy J.) David Bowie "David Bowie" (1967/ Deluxe 2010)

Non mais regardez moi cette tronche de premier communiant ! Amusez vous juste à comparer avec le même 5 ans plus tard, la mue est totale !

Parce qu'en 1966 (année des enregistrements de cet inaugural et éponyme opus), David Bowie est encore un peu David Jones, pas encore le glam rocker flamboyant qui, de Ziggy Stardust en Aladdin Sane (etc.), éblouit les 70s de sa superbe et de son extravagance. Non, David Jones, pardon, Bowie colle au peloton, suce la roue de ce qui se fait de mieux et lui va le plus agréablement au teint, c'est un honnête ouvrier débutant de la mélodie pop qui va bien, un trousseur de chansons déjà efficace mais pas encore affirmé... Un "work in progress".

Ca ne fait pas de la présente collection de chanson une part congrue, un vilain petit canard qu'on pourrait ignorer en commençant l'exploration du catalogue du sieur Bowie directement par Space Oddity... parce qu'il y a le tube dessus, en plus ! Non ! Parce que tous les germes de l'artiste en devenir sont là et que, déjà, un joli talent à conter d'étranges historiettes aux paroles pas si anodines qu'il y parait se fait jour.
Musicalement, l'album est définitivement de son temps naviguant entre pop baroque et psychélisme contenu... Un peu Pink Floyd (le cousinage avec Barrett est assez évident à mon sens même si Bowie a plus de discipline, un tout autre entourage et sans doute moins de problèmes de substances...), un peu Kinks ou Beatles (un peu plus Kinks que Beatles, d'ailleurs, pour un détachement déjà marqué et remarqué)... Mais bon, album de son temps, visée mainstream évidente égale arrangements... parfois un peu douteux qu'on en croirait presque que Paul Mauriat a été convié aux sessions. Sans doute l'influence de Scott Walker, qui s'y entendait alors pour en rajouter dans le pathos à coup de luxuriances orchestrales et avait particulièrement accroché l'oreille du jeune David Jones que ce soit avec ses Brothers ou en solitaire, on l'entend d'ailleurs sur les morceaux les plus mélodramatiques.
Tout ça serait parfait si le répertoire de Bowie n'avait une sautillante énergie à laquelle les arrangements "ce-mec-est-too-much" donnent fatalement une certaine "kitchitude". Et ce n'est pas désagréable même si ça n'est pas très sérieux, ma bonne dame... Reste que, par moment, on touche au but comme sur There Is a Happy Land où, les arrangements pour une fois en mode discret n'interférant que marginalement, on sent le Bowie, une certaine froideur classieuse, pousser sous le Jones.
Bref, c'est un bon petit album comme il s'en faisait alors, un peu pris dans des élans putassiers mais sauvé par l'écriture et la voix de son auteur. Un album qui n'a pas eu de chance, aussi, puisque sorti le même jour que Sgt Pepper de qui vous savez, ça fait de l'ombre, forcément, et, enfin une exploration intéressante de l'archéologie d'un mythe.

Concernant la présente édition "deluxe", et parce que, c'est bien connu, "il ne faut pas gâcher", Decca (ton univers(sale) impitoyable) rallonge la sauce autant que faire se peut et transforme la courte pige d'un Bowie débutant en un double et pantagruélique cd avec, n'en jetez plus !, le mix stéréo, le mix mono, des outtakes, des remixes, des singles perdus, des inédits, des sessions BBC (pour, déjà !, John Peel et son émission Top Gear), qui combleront d'aise les complétistes et les fans mais n'intéresseront que peu, au delà d'une première écoute curieuse et de quelques retours d'affection (pour les jolis inédits par exemple), l'auditeur lambda. Rien qui n'aurait pu tenir sur un bon simple remaster, en tout cas. Ca n'en reste pas moins un bel objet avec un bon gros livret (sans les paroles, hélas). Sans doute pas essentiel mais indéniablement sympathique.

CD 1
The Original Stereo Album Mix
1. Uncle Arthur 2:07
2. Sell Me a Coat 2:58
3. Rubber Band 2:17
4. Love You Till Tuesday 3:09
5. There Is a Happy Land 3:11
6. We Are Hungry Men 2:59
7. When I Live My Dream 3:22
8. Little Bombardier 3:23
9. Silly Boy Blue 4:36
10. Come and Buy My Toys 2:07
11. Join the Gang 2:17
12. She's Got Medals 2:23
13. Maid of Bond Street 1:43
14. Please Mr. Gravedigger 2:35
The Original Mono Album Mix
15. Uncle Arthur 2:07
16. Sell Me a Coat 2:58
17. Rubber Band 2:17
18. Love You Till Tuesday 3:09
19. There Is a Happy Land 3:11
20. We Are Hungry Men 2:59
21. When I Live My Dream 3:22
22. Little Bombardier 3:23
23. Silly Boy Blue 4:36
24. Come and Buy My Toys 2:07
25. Join the Gang 2:17
26. She's Got Medals 2:23
27. Maid of Bond Street 1:43
28. Please Mr. Gravedigger 2:35

CD 2
Bonus
1. Rubber Band (Mono single A-side) 2:01
2. The London Boys (Mono single B-side) 3:19
3. The Laughing Gnome (Mono single A-side) 2:56
4. The Gospel According to Tony Day (Mono single B-side) 2:46
5. Love You Till Tuesday (Mono single A-side) 2:59
6. Did You Ever Have a Dream (Mono single B-side) 2:06
7. When I Live My Dream (Mono single master) 3:49
8. Let Me Sleep Beside You (Mono single master) 3:24
9. Karma Man (Mono Decca master) 3:03
10. London Bye Ta-Ta (Mono Decca master) 2:36*
11. In the Heat of the Morning (Mono Decca master) 2:44
12. The Laughing Gnome (New stereo mix) 2:59*
13. The Gospel According to Tony Day (New stereo mix) 2:49*
14. Did You Ever Have a Dream (New stereo mix) 2:05*
15. Let Me Sleep Beside You (Stereo single version) 3:20*
16. Karma Man (New stereo version) 3:03*
17. In the Heat of the Morning (Stereo mix) 2:58
18. When I'm Five 3:05
19. Ching-a-Ling (Full-length stereo mix) 2:48*
20. Sell Me a Coat (1969 Re-recorded version) 2:58
21. Love You Till Tuesday (BBC version) 2:56*
22. When I Live My Dream (BBC version) 3:33*
23. Little Bombardier (BBC version 3:25*
24. Silly Boy Blue (BBC version) 3:22*
25. In the Heat of the Morning (BBC version) 4:16*
* previously unreleased


David est déjà là... Bowie suivra.

samedi 25 mai 2013

#26Z : John Cale "Paris 1919"

Je l'jure, monsieur le juge, je n'avais pas connaissance du dénommé Jimmy Jimmereeno quand j'ai décidé de proposer cet album... C'est juste qu'il est trop bon, que mon lien de feue-l'Année du Dragon fonctionnait toujours et qu'un pote vient de découvrir l'album et que, sous le coup de sa grâce, il en veut plus... Comment refuser, monsieur le juge, hein, comment résister ?

Un vrai classique, tout le monde s’accorde là-dessus, mais pas forcément là où on attendait l’ex Velvet Underground après sa tentative ratée d’exploiter son background classique (pas Church of Anthrax en duo avec Terry Riley, The Academy in Peril, le bien nommé).

Un peu à l’image de son premier album (Vintage Violence, toujours fortement recommandé !) mais encore plus distant des sons de son ancienne formation, on y retrouve un Cale apaisé délivrant une pop intelligente et un poil exploratoire. Accessible tout en demeurant clairement intello, cette collection de chansons demeurera longtemps le mètre étalon de la splendeur « Calienne » (jusque son opus en duo avec Lou Reed, Songs for Drella). Et il y a de quoi s’émerveiller ! The Endless Plain of Fortune, chef d’œuvre de pop orchestrale, le presque folk Child Christmas in Wales, le charme suranné et irresistible de la douce ballade qu’est Andalucia, le rock franc-du-collier pseudo-shakespearien de Macbeth, la préciosité entrainante d’un Paris 1919… Et le reste est à l’avenant !

Réédition « Deluxe » oblige, un gros lot de bonus tracks a été exhumé pour la circonstance. Trop souvent ce genre de reliquat équivaut à autant d’amères déceptions, pas ici. Et c’est une bonne nouvelle étant donné que la re-mise-en-son ne s’avère pas d’une brûlante urgence. En l’occurrence, la générosité rivalise ici avec la qualité. Générosité parce qu’un album à l’origine très court (32 minutes) se trouve enrichi de plus de 45 minutes de matériel (bigre !). Qualité parce que même l’anecdotique y est sympathique (les deux mixes du morceau-titre) et qu’en plus on y touche parfois au divin (la version rehearsal d’Antarctica Starts Here encore plus poignante que la version album). Tout juste regrettera-t-on qu’un seul réel inédit soit dévoilé, le sympathique et countrysant Burned Out Affair. Mais là, on mégote.

Un « classique-que-tout-un-chacun-se-doit-de-posséder » additionné d’une impressionnante collection de bonus versions allant d’intéressantes à splendides ? Exactement ce à quoi on s’attend en acquérant ce genre d’objet. Et on ne se plaint pas, et on en redemande…

1. Child's Christmas In Wales 3:20
2. Hanky Panky Nohow 2:46
3. The Endless Plain Of Fortune 4:12
4. Andalucia 3:54
5. Macbeth 3:06
6. Paris 1919 4:06
7. Graham Greene 3:00
8. Half Past France 4:19
9. Antartica Starts Here 3:00
- Sketches & Roughs For Paris 1919
10. Burned Out Affair (Outtake) 3:24
11. Child's Christmas In Wales (Alternate Version) 3:30
12. Hanky Panky Nohow (Drone Mix) 2:51
13. Endless Plain Of Fortune (Alternate Version) 4:08
14. Andalucia (Alternate Version) 4:34
15. Macbeth (Rehearsal) 3:34
16. Paris 1919 (String Mix) 4:29
17. Graham Greene (Rehearsal) 1:40
18. Half Past France (Alternate Version) 4:50
19. Antartica Starts Here (Rehearsal) 2:52
20. Paris 1919 (Piano Mix) 6:09
21. Macbeth (Unlisted Instrumental) 5:17


John Cale - chant, basse, guitare, claviers, viola
Wilton Felder - basse
Lowell George - guitare
Richie Hayward - batterie
U.C.L.A. Orchestra


Le charme discret de John Cale

vendredi 24 mai 2013

#25Z : David Bowie "Hunky Dory"

Hunky Dory a beau être le, déjà !, 4ème album de David Bowie, c'est une avancée décisive dans une carrière qui peine à combler les rêves de gloire d'un jeune auteur, compositeur, interprète et multi-instrumentiste plein de talent mais n'ayant pas encore à son catalogue une collection aussi intouchable artistiquement parlant que commercialement gorgée de tubes imparables... Jusqu'à Hunky Dory, donc.

On peut attribuer, outre le hasard cosmique qui fait se rencontrer un artiste et sa muse, le succès de l'entreprise à une équipe et d'abord à un groupe  - avec le guitariste /co-arrangeur Mick Ronson et le batteur Mick Woodmansey déjà présents sur The Man Who Sold the World, le tout récemment disparu (21 mai 2013) Trevor Bolder à la basse et à la trompette, et le revenant Yes-man Rick Wakeman (déjà aperçu sur Space Oddity où il mélotronisait à merveille le morceau éponyme) au piano - mais aussi un producteur, Ken Scott, transfuge des studios Abbey Road présentement résident des studios Trident qui suivra Bowie jusque Pin-Ups (soit 4 albums consécutifs), avant que Bowie ne prenne lui-même les choses en main pour Young Americans. Historiquement, l'association, moins Wakeman, se cristallisera sous le nom des Spiders from Mars dès l'album suivant, le fameux Ziggy Stardust, avec le résultat qu'on connait... C'est dire si Bowie tient là une fine équipe !

Mais, évidemment, refrain connu, sans bonnes chansons tout ceci serait vain et, pour le coup, alors que ses précédents long-jeux de David, pour recommandables furent-ils, étaient marqués du sceau de l'inconsistance, de l'irrégularité, Hunky Dory est une collection sans faille menée qu'elle est par les deux tubes absolument imparables et immortels que sont Changes et Life on Mars?. Ces deux là n'étant plus, vous en conviendrez, à présenter nous nous intéresserons aux autres, malchanceux petits moments de grâce n'ayant pas connu les spotlights et les charts alors qu'ils les méritaient autant ! On citera naturellement un Oh! You Pretty Things totalement addictif que ce soit pour sa mélodie de chant, sa partie de piano (jouée par Wakeman) et son démarrage glam pop du refrain... Succulent ! et merveilleusement enchaîné à un Eight Line Poem, jazz/blues transitoire où Ronson brille par sa retenue et son feeling. La suite ne vient jamais démentir l'exceptionnel niveau que ce soit sur le jazz pop Kooks (qui m'a toujours fait l'impression de finir trop vite tant il est bon), Quicksand avec ses crescendos divins et ses relents de Dylan folk et de Beatles orchestral, Fill Your Heart avec sa préciosité et ses arrangements gentiment surannés, petite bulle de nostalgie joyeuse (si, si !), Andy Warhol avec son intro bizarroïde et le folk quasi-Kinksien qui suit... Bref, arrêtons là l'énumération... Il suffit de dire que les trois qui restent ne déparent pas du lot, que tout y est (très) bon et fonctionne magnifiquement en cohérence (une première chez David). Certes, ce n'est pas encore tout à fait le Bowie rock, on s'en approche sur Queen Bitch ceci dit, qui ravira son monde dès l'année suivante avec l'album que vous savez mais, quelle inspiration, quelle maîtrise, quel pied !

Pas vraiment par hasard, l'album décrochera le premier numéro 1 de David Bowie en sa natale Angleterre, marquera le décollage de la carrière du même outre-Atlantique... Et ce n'est que justice parce que David Bowie a tout bon sur Hunky Dory et a pondu sa première Grande Œuvre, une galette imparable, signe d'un artiste dont l'état de grâce ne fait alors que commencer. Décisif, je vous dis !


1. Changes 3:37
2. Oh! You Pretty Things 3:12
3. Eight Line Poem 2:55
4. Life on Mars? 3:53
5. Kooks 2:53
6. Quicksand 5:08
7. Fill Your Heart 3:07
8. Andy Warhol 3:56
9. Song for Bob Dylan 4:12
10. Queen Bitch 3:18
11. The Bewlay Brothers 5:22


- David Bowie: vocals, guitar, alto and tenor saxophone, piano
- Mick Ronson: guitar, vocals, mellotron, arrangements
- Rick Wakeman: piano
- Trevor Bolder: bass guitar, trumpet
- Mick Woodmansey: drums


Oh! You Pretty Things!...
...en attendant la suite !

jeudi 23 mai 2013

Georges Moustaki (1924-2013)

GEORGES MOUSTAKI
03/05/1934 - 23/05/2013
R.I.P.
 
 
Vous savez quoi ? Moustaki est mort. A 79 ans. On le croyait immortel pourtant...

Alors, blablabla, c'était un grand artiste, blablabla, qui a marqué la chanson française de son emprunte, blablabla, les professionnels de la profession son en larmes, etc. Vous allez entendre ce genre de discours... Ad nauseam !

Mais, c'est vrai quoi, Georgie s'y entendait pour tourner une chanson, et il n'était pas manchot sur sa six-cordes... Alors, mieux que de grands discours et de convenues condoléances éplorées, laissons parler le son, et damons, dans le même temps, d'un geste sûr et élégant, le pion à tous les nécrophages qui vont essayer de vous en vendre des compiles... Vous pouvez compter là dessus !


















Le Métèque (1969)

1. Le Métèque 2:30
2. La mer m'a donné 2:45
3. Gaspard 2:50
4. Voyage 2:15
5. Le Facteur 4:11
6. Natalia (instrumental) 1:55
7. Ma solitude  2:59
8. Il est trop tard 2:40
9. La Carte du tendre 3:01
10. Le Temps de vivre 2:52
11. Joseph 2:25
12. Rue des Fossés-Saint-Jacques (instrumental) 1:29


Georges Moustaki - chant, guitare
Françoise Walch - chant
Raymond Gimenez - guitare
Sylvano - guitare
Arrangements et direction musicale - Alain Goraguer


Avec sa gueule de bon mec...

mercredi 22 mai 2013

Ray Manzarek (1939-2013) / Trevor Bolder (1950-2013) / Henri Dutilleux (1916-2013)

UNE HECATOMBE !
20, 21 et 22 mai 2013, trois musiciens nous quittent emportant chacun un peu de nos rêves...

Ray Manzarek
10/02/1939 - 20/05/2013
R.I.P.

Les grandes douleurs sont muettes, dit-on. Je ne vais donc pas faire très long pour pleurer le décès de l'éternel claviériste des Doors qui a, qui plus est, comme on dit, bien vécu (74 ans, pas si mal avec une vie si bien remplie...). Tout de même, c'est une perte immense, un monument de la pop music qui disparait et un peu du mythe d'une époque avec lui... Triste.

Ray Manzarek
"Carmina Burana" (1983)

Folie que ce Carmina Burana ! Reprendre la cantate monumentale de Carl Orff (la seule chose qu'on connaisse de Carl Orff, en fait) dans un cadre respectant l'œuvre tout en la faisant entrer dans l'âge de la guitare électrique et des synthétiseurs.

Aux commandes, mais bien entouré, Ray Manzarek (ici également guitariste et arrangeur) transforme l'essai prouvant qu'il est plus que seulement l'ancien claviériste des Doors en transposant habilement la partition, modernisant juste ce qu'il faut les arrangements pour justifier son traitement. Forcément, vu l'année de sortie vous vous en doutiez sûrement, il y a quelques sons et parti-pris de production qui paraissent aujourd'hui datés mais pas suffisamment pour que vous, amateur de rock symphonico-électronique, de l'œuvre originelle ou de ce genre d'expérience hybride, n'y trouviez pas votre bonheur.

Evidemment, l'album aujourd'hui est plus une curiosité qu'autre chose mais pas moins intéressant que la relecture des Tableaux d'une Exposition de Modeste Moussorgski par Emerson Lake & Palmer, pour citer un opus généralement loué dans un style grosso-modo similaire. Et puis, c'est une bonne façon de rendre hommage à Mr. Manzarek, récemment disparu. R.I.P.


Destiny: Ruler Of The World
1 - The Wheel Of Fortune (O Fortuna) 3:05
2 - The Wounds Of Fate (Fortune Plango) 3:45
Springtime
3 - The Face Of Spring (Veris Leta Facies) 4:15
4 - Sunrise (Omnia Sol Temperat) 2:15
5 - Welcome (Ecce Gratum) 2:45
6 - The Dance (Tanz) 2:26
7 - Sweetest Boy (Dulcissime) 0:34
8 - If The Whole World Was Mine (Were Diu Werlt) 0:50
In The Tavern
9 - Boiling Rage (Estuans Interius) 3:15
10 - The Roasted Swan (Olim Lacus) 2:12
11 - In The Tavern (In Taberna) 2:35
The Court Of Love
12 - Love Flies Everywhere (Amor Volat) 2:08
13 - A Young Girl (Stetit Puella) 2:52
14 - Come, My Beauty (Veni Veni Venias) 2:36
15 - The Lovers (Blanziflor Et Helena) 1:17
Destiny: Ruler Of The World
16 - The Wheel Of Fortune (O Fortuna) 3:07


Composed by Carl Orff
Arranged by Ray Manzarek
Produced by Kurt Munkacsi, Philip Glass

Ray Manzarek - Piano, Organ, Keyboards
Michael Riesman - Orchestrations, Conductor, Synthesizer
Adam Holzman- Synthesizer
Jack Kripl - Saxophone, Flute
Ted Hall - Guitar
Doug Hodges - Bass
Larry Anderson - Drums
Bruce Fifer, Catherine Aks, Cindy Heuues, Dora Ohrenstein, Elliot Levine, Imball Wheeler, Ma Premm Alimo, Maryann Hart, Michael Hume, Patrick Romano - Vocals


O Infortuna!


TREVOR BOLDER
09/06/1950 - 21/05/2013
R.I.P.

Bassiste des Spiders from Mars de David Bowie mais aussi chez Mick Ronson, ou, fugitivement, chez Wishbone Ash et évidemment chez Uriah Heep dont il était le titulaire de la quatre-cordes (que des formations de qualité, vous remarquerez), Trevor Bolder s'est éteint hier des suites d'un cancer à l'âge de 62 ans. Repose en paix, Camarade.
 
Un hommage proprement dit suivra bientôt, un album dont j'avais déjà prévu de parler... Foutu hasard !
 
 En attendant :
 
Uriah Heep "July Morning" (live 2012)



HENRI DUTILLEUX
22/01/1916 - 22/05/2013
R.I.P.
 
Et la série noir continue avec la disparition d'un des derniers grands compositeurs contemporains français, Henri Dutilleux à l'âge certes canonique de 97 ans mais qui restait malgré tout encore actif et envisageait de plus se consacrer à la musique de chambre, domaine qu'il admettait avoir négligé.
 
Je reviendrai bientôt sur le cas Dutilleux, probablement sur This Beautiful Downgrade, mais puisque j'en étais aux hommages de récents disparus, il aurait été injuste de ne pas y inclure le grand monsieur que nous perdons aujourd'hui. En attendant de la musique rippée (puisque c'est le principe de ce blog), voici un avant-goût :