J'ai acheté des CD depuis 1986 (et plein de vinyles avant), j'y ai mis énormément d'argent. J'en ai souvent racheté (remasterisations, bonus tracks...) et aujourd'hui tout ça ne vaut plus rien. Les rayons se vident au profit des DVD, des blu-ray disc (tout pour les yeux, rien pour les oreilles), en attendant le prochain format.

Et pourtant... c'était pas beau tout ça ?


- - - Disapproved by the Central Scrutinizer - - -

lundi 26 novembre 2012

# 154 : Frank Zappa "Hot Rats" (1987)

Non non non pas de remasterisation ici, visiblement le CD devient collector : Cette version (à vrai dire, la seule que je possède et sur laquelle j'ai pris mon pied intégral tant de fois) semble aujourd'hui recherchée comme le loup blanc. Je m'explique, sur la jaquette arrière il est écrit Remixed from the original multi-track masters with added material from the original sessions. Ouh la ! Ca vous parle ? Moi je l'aurais volontiers échangé contre la dernière version remasterisée, la mienne vieillissant allègrement, boitier plastique pété et jauni, prêt à penser que la dernière sonnerait encore mieux. Mais, semblerait-il, il me faut les deux. Pourquoi ?

Parce que, qu'est-ce qui importe là-dessus ? Hola, mais Peaches En Regalia en formidable ouverture, Willie The Pimp avec le Captain, The Gumbo Variations à en mourir, et basta, pas vrai, mec ?

Ben il semblerait que mon objet se fourgue à 75 euros sur Price Minister... Que la chose (l'album et ses diverses rééditions) ait une histoire (je crois me souvenir, effectivement, que personne ne sache plus trop quelle était la version originale, tripatouillages obligent). Donc, illico, je digitalise, et tant qu'à faire, je propose. Si d'érudits esthètes peuvent m'expliquer ce qui s'est passé, je suis preneur (de même que la dernière remasterisation, histoire de comparer - c'est le genre de disque que je peux m'enfiler 3x dans la soirée, alors...)

Si certains d'entre vous n'ont tout bêtement jamais entendu la chose, c'est le moment ! Enfin, dans sa version remix ;o)

Je serai bref, on est lundi soir, demain je bosse, pas le temps de gloser sur le disque. Enfin, dites-moi quand même !!! Merci d'avance.

It Must Be A Camel...

dimanche 25 novembre 2012

SINGLéS # 1 : Prince Buster "Al Capone/One Step Beyond"

Un jour, je me suis assis sur un trésor : quelques dizaines de singles labellisés Trojan, Motown et autres Blue Beat, acquis pour peu de frais dans une brocante gersoise qui par ailleurs tentait d'arnaquer le chaland à coup d'armoires normandes et d'horloges franc-comtoises hors de prix.

Ainsi, parmi tant d'autres choses impensables mais désormais miennes (j'ai failli me faire pipi dessus quand j'ai mis tout ça dans le coffre de la voiture...), ce single incroyable de Prince Buster, sorti en 1964, et qui allait, quelque 15 ans plus tard, donner naissance au mouvement ska de ce côté-ci de la Perfide Albion. Incroyable, le mot est faible. Deux faces, deux hits, deux groupes et la messe serait dite : les Specials transformeront Al Capone en Gangsters grâce à un judicieux dictionnaire des synonymes, et Madness, tel le lièvre battu par la tortue, ne s'embêtera même pas à modifier quoi que ce soit vue l'urgence, direction la face B : One Step Beyond !!! Restera sur le carreau de la postérité les Selecter, tant pis pour eux, Prince Buster  n'avait pas inventé le single à trois faces !

Voici donc un pur moment d'histoire, crachotant ses 48 ans dans vos enceintes, pour votre plus grand bonheur !

Bienvenue dans un monde de SINGLéS !!!

Bien entendu, pochette (ici minimale mais recto/verso quand même, les Brittons ne s'embêtant pas de ce détail), face A/face B vinyle ripped for your love en bon 320 kbps et nettoyées par le taulier !

La galette complète, siouplait !


Les SINGLéS sur orbite dès ce soir !!!

Chaque dimanche soir, à l'heure ou le bloggeur rassasié ne sait plus ou donner du clic (merci Jimmy de nous achever avec tes Music Junkies !), on se remémorera ici de la rubrique Singlés tenue par Philippe Manoeuvre dans Rock & Folk, dans laquelle il balançait sa prose alors dévastatrice, dégommant les 45 tours de l'époque dans une sorte de tir au pigeon jouissif. Un 45 T. par semaine, donc, et par pitié, pas de CD-single ! Du bon vieux vinyle qui crachote, quand bien même la chose aurait été digitalisée par la suite. Avec la pochette recto-verso, siouplait ! Du grandiose, de l'ésotérique, du rarissime, du ridicule, ça sera selon mes humeurs ! De quoi peut-être alimenter, à terme, un autre Juke-Box Mental (merci encore Jimmy pour ton idée d'aller chercher ces vieilles gamelles qui font les meilleures recettes) ? Compile trimestrielle ? Why Not ?

Aux grands fous qui voudraient participer (vinyle rip obligatoire, face A/face B, maudit soit iTunes !!!), il reste six jours dans la semaine...

On va commencer dès ce soir par un single historique, grandiose, pas ésotérique, rarissime et certainement pas ridicule... Je serais vous je repasserais faire un tour...

# 153 BAP "Weisste Noch ?"

J'suis né tout près de la frontière
Celle qui vous faisait si peur hier...

Ben oui, l'Elsass Blues de Bashung, je l'ai pris de plein fouet, moi aussi. J'ai pas trouvé le dernier Kraftwerk, je l'aie connue cette frustration...

Oh bien sûr on écoutait Thiéfaine, Springsteen, et les autres, comme n'importe quel gamin de Brie-Comte-Robert, mais dans la vallée de Munster, il ne se passait jamais rien, et il fallait attendre la Foire Aux Vins de Colmar pour espérer pouvoir assister à un concert de seconds couteaux récemment reformés (Wishbone Ash, tu parles d'un panard !). Les Bretons eux avaient Tri Yann et Alan Stivell, nous on n'avait que les saucisses et la choucroute, bref, ni le beurre, ni l'argent du beurre. On rêvait presque de la Cancoillotte à Thiéfaine, nos amis franc-comtois ayant au moins eu droit à une chanson. Nous on avait droit qu'au blues de Bashung, trop content d'oublier son enfance là-bas en haut à droite. Comme on le comprenait...

Et puis un jour nos voisins teutons nous ont balancé ça. Une bande de rockers jactant en colonais, bien en phase avec l'époque (Springsteen et son Born In The USA, l'image iconique de Wolfgang Niedecken en Bob Dylan prussien...), colonais dont on arrivait presque à piger quelque chose - ni plus ni moins qu'à l'anglais mais quelque chose - bla bla ressemblant à l'alsacien qui nous faisait autant honte. Et les gars cartonnaient dur en Germanie. Autrement plus classes qu'un Capdevielle.

Ces gars-là avaient un sens inné de l'hymne gros rock qui tache et qui fait mouche, un gratteux visiblement tout dévolu à Keith Richards et Steve Perry (Ne Schöne Jrooß), un chanteur (le fameux Wolfgang, ça ne s'invente pas) qui semblait écrire des textes aussi pertinents que Springsteen avec une voix écorchée qui envoyait bien dans les (nombreuses) ballades : Samedi soir, Maman dort entre ses bretzels et sa bière (Sendeschluss), ça nous parlait drôlement. Bande de veinards, les teutons nous envoyaient encore une rouste ! Bismarck is back in town ! Et des refrains à gueuler en jouant de l'air-guitar (Verdamp Lang Herr) ! Et des tubes joliment folkeux (Eins Für Carmen Un En Insel), bref, tout ce qu'il fallait à des petits alsaciens encore fans de Jethro Tull et de Yes alors que Cure ou Joy Division avaient déjà envahi l'hexagone (enfin, la France de l'Intérieur, hein !).

Tout ceci sonne un peu daté aujourd'hui, flirtant à la limite-limite du rock FM. Ils tomberont dans cette immonde marmite dès le début des années 1980 pour n'en plus jamais sortir. Restent ces trois-quatre albums, j'en ai compilé le meilleur à partir de mp3 glânés ça-et-là, me suis amusé un peu à faire une pochette, et voilà. Ils méritaient bien ça. OK, ça tient plus du Kouglof de Proust qu'autre chose, mais quand même. Un truc comme Sendeschluss (bien que très inspiré par le Private Investigations de Dire Straits, tout comme l'immense Bahnhofskino) me remue encore aujourd'hui. Ens Em Vertraue est marrante comme tout, sonnant comme des Pogues tyroliens et mon pote Jimmy, tu devrais te régaler de cette reprise de Dylan, Su'ne Morje (petit jeu : c'est quelle chanson qu'ils reprennent ? ha ha ha... v'là c'que c'est que de pas avoir pris allemand première langue !).

Weisste Noch ?


samedi 24 novembre 2012

# 151-152 : Salvatore Adamo "Un Soir Au Zanzibar" et "La Part De L'Ange"

Désolé, mais Yes, je n'ai pas osé. Même si je dispose de l'édition collector de Tales From Topographic Oceans avec des bonus tracks, et que j'aurais pu vous en parler des heures, de celui-là.
(NDLR : tu l'as déjà dit, deviendrais-tu gâteux ?)

Il me semblait bien plus opportun, après Terry Riley, de revenir sur un artiste largement sous-estimé, d'autant que ça fait bien longtemps que je n'ai posté ni Dave ni Dassin. Voici donc un disque sans doute connu de vous ni d'Eve ni d'Adam (désolé, j'ai pas pu m'empêcher).

Quand j'étais petit, au milieu de mes 45 T. de Stone & Charden, Lenorman et autres, il n'y a jamais eu de place pour Adamo. Je détestais ses yeux de cocker triste et sa voix de chanteur pour grand mère. En plus, le rital belge osait sortir des canons du la mineur/sol majeur et ses accords diminués, sus4 et autres m'ennuyaient au plus haut point. J'aimais pas les chanteurs qui chialaient (à l'exception d'Art Sullivan, Une Larme d'Amour), c'était encore pire que ceux qui criaient. Je pestais quand TF1 ou Antenne 2 programmaient Barbara, oh les chiantissimes samedis soir, alors qu'on aurait très bien pu proposer, au hasard, Joe Dassin, hein ? Là, au moins, ça dépotait (enfin, avant qu'il ne vire chanteur à gonzesses avec l'Eté Indien, je parle de L'Equipe A Jojo, soyons clairs !).

Bref, dans mon élitisme et mon immense culture musicale, y'en avait un en-dessous de tout, Adamo.

Le Cora de Colmar, c'était super, vingt-cinq ans - trente ans plus tard. Unique moment de libération avec ma copine lors des longs longs séjours chez mes parents, seule fuite possible pour échapper au BigDil et à La Roue de La Fortune. J'en ramenai l'édition Deluxe d'Ummagumma, des disques de chez Magic Records qu'on ne trouvait même pas à la FNAC, bref, de quoi tenir le coup là-bas en haut à droite.

Un jour (comme on dit), ce live d'Adamo avec sa jolie pochette faisant plus penser aux Têtes Raides qu'à Gilbert O'Sullivan y était proposé en écoute. Mon ennui était tel que je pris le casque, mort de rire d'avance, et que j'ai écouté.

Complètement piégé par des arrangements classieux (C'est Ma Vie, Une Mèche de Cheveu), des chansons oubliées qui renaissaient sous un jour nouveau (J'Avais Oublié Que Les Roses Sont Roses), d'autres, récentes et forcément inconnues (Mon Voisin Sur La Lune, Ô Monde) épatantes, avec un final barnum à souhait, les Filles Du Bord De Mer sentant encore plus la frite et la bière que chez Arno, bref, vous savez quoi ? J'ai acheté. Je n'ai écouté que ça en cette fin d'année 2004, me repassant en boucle Inch Allah, Un Air En Fa Mineur et pratiquement tout le reste. Adamo était devenu, sur ce coup-là, un Très Grand Monsieur.


Du coup, je révisai avec l'album Zanzibar, pas mal, et lorsque le suivant sortit, La Part De l'Ange, je crus un court instant que le stupido Salvatore allait remplacer dans mon coeur les Johnny Cash et autres indécrottables. Des arrangements à tomber, malgré un duo inutile avec Olivia Ruiz qui vient ruiner l'album. Un concert magique à Mérignac, émouvant au possible, avec ces vieilles rombières déposant un bouquet sur la scène entre chaque chanson, sembla me le confirmer.


Malheureusement, face à ce nouveau panache, Adamo a cru bon de sortir ses vieilleries réenregistrées avec le gratin de la vieille nouvelle chanson française. Et puis un autre album, nul à chier.

Adamo a donc depuis repris sa place - paardon, vous permettez monsieur - dans mon coeur au même niveau que les Stone & Charden et Lenorman qui s'ensilent dans mon passé. Dommage.

Comme il est très peu probable que je revienne sur Adamo, et histoire de vous gratifier de trois disques, comme Yes, voici donc, dans l'ordre, le double-live ainsi que La Part De l'Ange. Ange, tiens, si je vous reparlais d'Ange un de ces quatre ???

Amour Perdu...

...Au Café Du Temps Perdu

vendredi 23 novembre 2012

(Hats Off To) Robert Plant !

Tiens, tenez, vous tous, pendant que je râle sur le live de Led Zeppelin, que je le considère comme un non-événement, parce que bon, tout bon-bon qu'il est, ça s'est passé il y a déjà cinq ans, et que je me prends une salve de commentaires sur la qualité de la chose, la légende et tout ça, un pote à moi, Robert Plant, semble corroborer mes dires. Comme l'ami Lyc l'a déjà posté, je vous renvoie vers lui.

Quoi que c'est ?

Ben, tout simplement un joli coup dans les mollets de ce passéisme ambiant, de ce pétard mouillé (chacun ses goûts, j'ai personnellement horreur des pétards mouillés). A l'heure où le dirigeable tente de briller de mille feux sans plus personne au contrôle, Robert, mon pote, balance un live enregistré en 2012, pile-poil au même moment. Je me permets ici de paraphraser notre Grenouille à Grande Bouche, Jean-Louis Aubert : Live = Vivant. Ca va pas tournebouler l'oeuvre de Kant, Lacan et Spinoza réunis, on est d'accord, mais n'empêche que l'ami Robert montre de quel bois il se chauffe et surtout du fait qu'aucun feu ne brûle plus pour justifier l'Affaire du Dirigeable.

OK, Black Dog ne s'enflamme pas, s'embourbe dans les branches vertes d'un bayou dont on n'a jamais fait de grands navires ni a fortiori de grands machins volants. Tout cela finit même World Music à un point tel que même Peter Gabriel serait capable de louer un Falcon pour tapoter sur un tam-tam pendant le final. Heureusement que Jean-François Copé a repris les rennes de l'UMP et que le petit Nicolas n'est plus au pouvoir, on évitera au moins ça.

C'est pas innocent, l'ami Robert reprend ici également le Ramble On dont personne (à ma  connaissance) n'a jamais eu rien à carrer. Avec autant ou aussi peu d'intérêt que sur l'objet sensé briller sous l'arbre païen de Noël. D'un point de vue symboliste, c'est quand même un joli coup de pied au cul à cette pièce montée que constitue le Celebration Day de qui-vous-savez.

D'autant que le vieux Robert ose s'aventurer du côté de Cream (enfin, de Willie Dixon, on est d'accord, mais pas le morceau racheté à grand prix par le Zep), osant un Spoonfull barré trip-hop, sur lequel on pourra glauser mais qui a au moins le mérite d'exister. Aujourd'hui. Et ça finit quand même joyeusement dans un gumbo que n'ont pas osé qui-vous-savez il y a cinq ans. Witchdoctor enfonce le clou. Gris-gris Gumbo Ya-ya. La sauce est bonne.

Et puis on appréciera le medley : Whole Lotta Love balancé dans un même parmentier que Who Do You Love. Genre, c'est l'heure des vieilleries. Je serais méchant, je dirais c'est ton heure, Robert. Mais j'applaudis, et je dis que tu as bien raison d'aller de l'avant, même si tout cela ne révolutionnera plus rien du tout. Même si je doute sur le fait que cette coloration world à la noix soit pertinente, tu as su être plus mesuré et moins caricatural qu'ici. C'est aussi une triste façon aussi d'admettre que tu ne sais plus monter dans les aigus comme avant, vu les arrangements. Mais qui s'en plaindrait en 2012 ? Le changement, je sais pas si c'est maintenant mais maintenant, il en reste un, toi.

Culot suprême, tu finis par Rock & Roll, comme sur l'Objet. Et là, je t'aime, mon pote Robert. Rendu obsédant par ses raffales de violons, tu rappelles que le petit ballon avait vocation à innover. Pas à draguer la caissière du supermarché.

Hatts Off, donc, Robert. Is it amazing, 44 years later ? Oh yeah !

L'album est chez Lyc, ça doit encore être ouvert à cette heure-là.


lundi 19 novembre 2012

Led Zeppelin : Celebration day ?


D'emblée : non, non, aucun lien ici vers les deux galettes. Je ne vais pas risquer la fermeture de ce blog pour avoir posté des liens sur lesquels vous cliquerez forcément par curiosité. J'imagine que tous les Robots de la terre sont à l'affût d'une telle bêtise, et j'aimerais bien continuer à poster du Corringe, du Bertin, du Terry Riley, autant de choses que vous êtes statistiquement moins nombreux à connaître par coeur. Arrêtons de blaguer, tout a été dit sur ce concert, la set-list est disponible un peu par tout et même le maudit Youtube, nouvelle cause de défections à la FNAC, semble avoir été convié à balancer des vidéos très officielles de la chose : Kashmir, Rock  & Roll et Black Dog serviront largement de teaser pour ce non-événement planétaire. Si ces vidéos vous poussent à taper du pied, à jubiler devant la puissance de la musique ici délivrée, l'objet sera sans aucun doute disponible au Super U du coin, sinon en téléchargement payant, mais quand on aime Led Zeppelin, on ne compte pas. Rapport à Super U donc, non, je ne serai pas celui qui piratera ses étalages. Poster une laitue ou un litre de lait numérique, ça me paraît difficile. C'est bien plus facile d'acheter du Led Zeppelin en même temps que les couches de la fifille ou les hamburgers congelés.

Donc, le concert à l'O2, c'était bien ? Là aussi, ne polémiquons pas sur la prestation. Les addicts ont depuis longtemps entendu la chose - certes sur des enregistrements poisseux - mais s'en sont fait une idée. Ce ne sont pas les miracles de la digitalisation/masterisation/commercialisation du truc qui changeront un poil de la prestation. On peut s'interroger sur le nettoiement de l'horrible larsen qui surgit à l'époque lors du Good Times Bad Times d'ouverture. Et ouvrir la boîte à ragots quant aux retouches apportées aux bandes, puisque celui-ci est totalement évacué. Se saisir de ce petit incident pour imaginer ô combien la légende est plus importante que la vérité une fois offerte aux masses. S'interroger sur les déclarations de Jimmy Page à l'époque : "il faudra des années avant que le concert puisse sortir en DVD". Il me semble que ce ne sont pas quelques parties de guitare à refaire qui auraient pu constituer la principale cause de ce délai. Plutôt la batterie d'avocats chargés d'établir les droits et les profits de ces musiciens, et aussi le manque d'intérêt, une fois le magot ramassé, pour continuer à vivre sur la Légende. A l'époque, Robert Plant vivait un grand amour musical avec Alison Krauss, et avait d'autres chats à fouetter que le dirigeable. John Paul Jones, lui, saura prouver rapidement par la suite qu'il n'avait pas besoin de Led Zep pour continuer à avancer - surtout après avoir été écarté du buzz Page/Plant de 1997. Son projet Stoner avec Them Crooked Vultures remettra largement l'homme en selle, et à juste titre. Ses trois lignes de témoignage dans la jaquette du CD (alors que les autres tentent de vous faire venir les larmes aux yeux durant une page (opus, désolé) entière), me semble significatif : "On a tout de suite retrouvé la magie du groupe après les premières répètes", en gros ça se résume à ça, et c'est bien suffisamment convenu et politiquement correct pour vendre la laitue deluxe qu'on vous proposera demain à Intermarché. On ne s'attardera pas sur le commentaire de Jason Bonham, fiston-batteur de qui vous savez. Figurez-vous qu'il nous explique que d'avoir joué avec Led Zeppelin, c'était le plus beau jour de sa vie. Tiens donc, ça c'est étonnant. Moi je rêve plutôt de faire la kermesse de Brie-Comte-Robert avec Gérard, son Orgue Electrique et Ses Musiciens.

Tiens, justement, prlons-en des répètes : la pub vante l'intégralité de celles-ci pour les fous comme moi se portant acquéreurs de l'édition Deluxe. En fait, le DVD propose les répètes de la veille. On apprend dans le livret que pour arriver à être à la hauteur, il a quand même fallu six mois à nos intrépides héros. Bon dieu, s'il fallait autant de temps au groupe d'à côté pour proposer leur premier concert, avec une telle avalanche de matos supposé, y'a de quoi se faire du souci sur l'avenir du rock, hard, heavy, jazz, progressif, electro ou qu'importe quoi d'autre. Cet effort de grabataires ajoute-t-il une pierre à l'édifice du groupe ? Pour ma part, j'en serais plutôt honteux, et quitte à imprimer la légende, j'aurais essayé de faire croire que deux jours de jam à l'arrière d'un pub du Pays de Galle auraient suffit à faire renaître le prétendu Phénix. Ca t'aurait eu un peu plus de gueule, non ?

Mais bon, ne mégotons pas. A l'heure où les Stones se fendent d'une triple compile avec deux (DEUX) morceaux inédits, un titre à faire fuir de peur le dernier des punks (Grr) pour montrer qu'ils demeurent les rois du rock, on ne pourra qu'apprécier cette superbe prestation datée ceci dit d'il y a déjà cinq ans.

Autant je peux comprendre qu'en 1976 Led Zeppelin fut malmené par des petits cons souvent incapables de jouer dix fois moins bien qu'eux, et je serai parmi les derniers des derniers à défendre leur Presence, autant je m'érige aujourd'hui contre ces happenings définitivement tournés vers le passé, usant des maigres ressources financières disponibles chez les Majors (ah, la crise du disque mon pov' monsieur) rendant plus qu'improbable l'investissement sur l'avenir pour d'éventuels nouveaux talents.

J'ai discuté il y a quelques mois avec un jeune bobo dans un bistrot parisien qui m'avouait épater son entourage en jouant Stairway To Heaven à la guitare. Tu connais ? eut-il l'innocence de me demander ! Cela semblait très exotique dans ses soirées parisiennes. Faut-il de fait revenir là-dessus pour autant ? Faut-il en déduire que l'electro, le trip-hop et je-ne-sais-pas-quoi ennuie tout le monde, finalement ?

En un mot comme en cent, plutôt que de resservir un plat largement congelé, bien qu'encore un peu goûteux pour des hard-core fans, on pourrait peut-être essayer d'envisager l'avenir, non ? Imaginer qu'on survivra au 21 Décembre 2012. Et puis, par immense respect pour Led Zeppelin, peut-on raisonnablement parler de Jour de Célébration, alors que les coquins en ont vécu bien d'autres, amassant des foules gigantesques lors de tournées fantasmagoriques ? Et là, pas question de répéter six mois avant un concert : 32 vodkas, 3 groupies et 125 grammes de coke suffisaient. Bon, même si certains bootlegs suggèrent aujourd'hui qu'entre les folies d'après concert, une petite répète aurait été bienvenue pour assurer un minimum, surtout vers la fin. OK, me dira-t-on, la Célébration, c'était pour Ahmet Ertegun, mort aussi bêtement que Sandy Denny ou Nico. A fond farewell to Ahmet for all the reasons WE knew, nous dit Robert Plant dans le livret. On a bien compris. Ahmet, we did it, lancera le même Robert après Stairway To Heaven. Petit mot devenu presque aussi mythique que le Yes We Can d'Obama. Comment le comprendre ? Genre "on a réussi à la rejouer ensemble sans se planter" ou plutôt "t'y crois ça, en 2007 encore, on a osé et ça marche !" ?

N'empêche, s'il est une fête aujourd'hui, c'est bien celle d'un major ayant bravé une batterie d'avocats pour finalement sortir le truc, pour finalement avoir réussi à réduire Led Zeppelin à un produit purement commercial. Comme la bière ou la margarine que vous pourrez acheter demain dans votre supermarché, en même temps que cet objet. Car il n'est plus besoin d'aller à la FNAC pour le trouver, la FNAC se posant aujourd'hui plus la question de pouvoir vous vendre aussi de la laitue.

Tout ça grâce à deux heures de sacrément bonne musique, quoiqu'on en dise,  jouée il y a cinq ans dans une méga-salle de spectacle devant un parterre vite rassuré de n'avoir pas tant vieilli que ça, puisque, ce soir-là, ils ne furent pas ridicules. Mais si cet objet n'avait que ce but légitime, une rapide vision du Kashmir posté sur Youtube par la maison de disques devrait suffire. Ou pas. Il est tellement question de gros sous dans cette histoire que je m'abstiendrai, encore une fois, de faire le trublion et risquer la peau de ce blog en vous balançant des mp3, qui ne sauraient, encore une fois, qu'attiser l'envie des plus addicts d'entre-nous d'en profiter pour en profiter tant qu'à faire à racheter un cassoulet William Saurin pour jeudi, et trois litres de lait. Désolé, ce blog ne vise pas à promouvoir l'industrie agro-alimentaire.

# 150 : Terry Riley "In C"

Salut les amis. Ce jour est un peu spécial, pour plusieurs raisons, bonnes ou mauvaises, et dans le désordre :

1) J'ai été complètement ému par le feuilleton électrique de Jimmy, et j'étais à deux doigts de vous poster Tales From Topographic Oceans de Yes, arguments à l'appui, rien que par provoc' pour rigoler un peu et parce que je ne dispose pas du-dit Yessongs en CD (comme quoi, malgré ma manie de collectionner les 45T. d'Il Etait Une Fois et d'être fan de Dave, je ne suis pas encore complètement foutu au niveau crédibilité, si ?)

2) Ma fille était malade ce matin (tu parles, "évaluation des volumes", oui !). Ca n'a rien de grave, mais c'est moi qui l'ai gardée bien au chaud, profitant quand même de l'aubaine pour acheter le live à l'O2 de Led Zeppelin, live dont je vous reparlerai parce que ça pose question, mais pas aujourd'hui. Ayant subi un revers de manche professionnel la semaine dernière, je change mon fusil d'épaule, priorité à la petite famille et priorité à ces instants salutaires ou j'entretiens ce blog.

3) Ce même blog fête aujourd'hui son 150ème album posté (en dehors des Grands Concours divers et variés) et je voulais donc vous faire profiter de quelque chose de spécial. J'aurais pu, dans ce créneau, poster moulte coffrets plus ou moins rarissimes, jouer sur la quantité. J'ai choisi au contraire de poster quelque chose de vraiment spécial, qui tient en seul morceau. Si je ne le fais pas, je sais que Mister Moods le fera (c'en est fallu de peu lors du Concours des Disques Exquis), et je vous invite vivement à aller faire un tour ici, A Rainbow In Curved Air qui suivit cette folie valant également son pesant de choucroute, de même que le dernier en date. C'est tant mieux pour vous, d'une façon ou d'une autre ce disque serait paru sur la blogosphère, mais je l'aime tellement que je me le rêve bien au chaud sur Jeepeedee's Rips.

Ce disque, c'est le merveilleux In C de Terry Riley. Dans sa toute dernière version remasterisée (et onéreuse) de chez Esoteric Records.

Sans faire mon wikipédiste, l'idée de base est suffisamment originale pour retenir quelques instants votre attention : des musiciens, chacun avec la même partition composée de petites séquences. Chacun doit jouer chacune d'entre-elles, pendant un certain temps (comme dirait l'autre), puis passe à la suivante. Ce qui d'un point de vue théorique est très amusant (bien plus qu'intellectuellement honorable, on n'est pas là pour jouer aux vieux croûtons de l'IRCAM) et qui peut raisonnablement inquiéter les plus rockabilly d'entre-nous constitue en fait une réussite absolue. En fait, tout cela témoigne d'une époque de laquelle on ne veut retenir que le Summer Of Love, donc les vilains rockers consommateurs de drogues et pervertisseurs de nos futures belles jeunesse. Mais la-dite perversion avait heureusement également atteint ces compositeurs dits sérieux parce qu'on ne les voyait pas jammer avec le Jefferson Airplane. Bougez-vous, réfléchissez, explorez ! Changez le monde ! Tout cela ne se résumait visiblement pas à un single des Beatles trop enfumé pour adolescents révoltés...

Bref donc, quoi qu'est-ce ? Ca commence comme des poules qui caquettent dans un poulailler, ça surprend, on rigole, on s'interroge et... on continue à écouter, de plus en plus envoûté par la Chose. Car tout ça évolue gentiment, par petites touches imperceptibles. Cuivres, marimbas, tout ce beau monde vous envoie en 3/4 d'heure chrono dans un univers particulier que je conseille à chacun d'entre vous de visiter au moins une fois dans votre vie.

Ce disque, c'est un peu le Rock Around The Clock de la musique dite minimaliste, et sans lui, inutile de dire que les Brian Eno et autres esthètes auraient continué à jouer de la basse dans un groupe de rock sans même jamais se poser de questions auxquelles ils n'auraient pas été en mesure de répondre. Enfin, à ma connaissance. N'étant pas spécialiste du genre, bien qu'appréciant Steve Reich ou Philipp Glass, béotien donc, peut-être certains d'entre vous, là encore, pourront-ils me conseiller pour sonder plus avant ce domaine.

Ce disque, en tous cas, vaut toutes les séances de méditation disponibles sur le net pour arrêter de fumer, recommencer à manger ou entrer en relation avec le Cosmos pour 79,90 € TTC. Bien sûr, un casque et un bon fauteuil semblent obligatoires (on évitera l'ipod dans le métro) mais le trip, connaissant la folle idée de départ, me semble assuré. On passe de la joie à l'inquiétude, du questionnement aux moments de pure jubilation, bref, c'est peut-être un des disques les plus puissants en terme de sensation musicale, j'entends par-là celles procurées par la Musique et elle seule, pas un tube d'Abba beuglé de vive voix un soir de 31 décembre. Même si j'aime beaucoup Abba (encore une tare ?) et que je préfère me les écouter tranquillement pour savourer leurs trouvailles de compositeurs géniaux plutôt qu'en troupeau entre la soupe de champagne et les ris de veau.

Alors donc, voici un disque de musique concrète (?), minimaliste (?), répétitive (?) qu'un fan de Dave apprécie plus que tout, suffisamment toujours pour placer la galette lors du très symbolique 150ème disque posté.

Bonne soirée avec ce fou de Terry Riley.

En Do, donc.

dimanche 18 novembre 2012

# 149 : Michel Corringe "En Public"

Aujourd'hui, Charlu m'a envoyé du matos. Bon, cela aurait été une toile, des pinceaux, de la peinture, un chevalet et une image à peindre, je n'aurais même pas essayé de me frotter à la commande. Mais ce furent trois fichier mp3 même pas dégrossis, contenant rien de moins, mais en vrac plus ou moins, que l'album En Public de Michel Corringe. Il a existé un temps sur la toile une version correctement rippée de ce chef-d'oeuvre, mais le matériau n'était pas à la hauteur : amateurs de vinyles, en un mot comme en cent, ça sautait à droite à gauche et c'était proposé version petite bitrate.

Alors aujourd'hui, v'là-ti pas que ce cadeau du ciel m'a forcé à ouvrir ma boîte à outils à moi, bien moins poétique mais bon, chacun son métier : Peak Express pour découper le saucisson et nettoyer très légèrement les craquements du disque, T-Racks pour masteriser la chose en boostant un peu les dynamiques, Mp3Convert pour... ben oui vous avez pigé, plus un petit coup de Music Tag Editor afin de proposer un truc propre, à la hauteur de l'enjeu.

Oh bien sûr, je n'ai pas pu faire sonner la chose comme le dernier Benjamin Biolay, quelques grincements subsistent, ça groove pas comme le dernier Cabrel. Mais c'est ce que nous entendions, les potards de l'électrophone à fond, en 1977, par là.

Alors, merci 1000 X Charlu ! J'ai eu, un court instant, cet après-midi, le sentiment de me retrouver dans la peau d'un Compagnon Bâtisseur à qui l'on aurait proposé de participer à l'édification de la Cathédrale de Chartres. Pas moins...

L'ouvrage est là, je vous le propose, en espérant qu'il n'engendrera pas trop de critiques (mais j'assume), et si tel est le cas, je me remettrai à tailler la pierre.

J'ai déjà dit, je pense, tout l'amour que je porte à Corringe, inutile de revenir à l'Homme, auteur-compositeur-interprète des belles années 1970, resté intègre jusqu'au bout, le seul qui, quand il chantait La Route ou Les Paumés semblait vraiment y croire. Elles sont toutes là, ces chansons, débarassées des oripeaux d'une production souvent douteuse. Juste Corringe en concert presque unplugged, comme on ne disait pas encore à l'époque, dans cette belle ville de Saint-Etienne qui fait rêver tous les vacanciers quand l'été s'annonce (non ? ah bon...).

Combien avons-nous été à apprendre par coeur les grilles d'accord de ces chansons, de ce disque ? Peut-être pas tant que ça, mais ceux qui s'y sont heurtés n'en sont jamais revenus. Vous connaissez l'adage concernant le Velvet Underground, hein : toux ceux qui l'ont écouté ont fondé un groupe. Ben là c'est tout pareil. N'importe qui a un jour égrené le mi mineur de Je Suis vous le gueulera en pleine face, tout cadre supérieur qu'il soit devenu chez Machin, en fin de soirée. Et ses yeux brilleront à nouveau. Ces choses-là, chacun pour ses bonnes raisons, restent ancrées au fond de nous. Personne, jamais, ne nous les volera. Personne, jamais, ne nous les fera oublier.

Au hasard, c'est une adolescence avec la fille en robe à fleur assise à côté de vous dans votre chambre. Vous fumez tous deux une Camel ou autre chose, elle verse sa tête en arrière et ferme les yeux en écoutant La Liberté. Vous savez qu'il est 18h25, que maman va vous appeler à table à 18h45 pour ne pas rater Des Chiffres Et Des Lettres, il vous reste très peu de temps pour jouer le Che Guevara et communier avec elle avec ces chansons de liberté dont vous espérez qu'elle rêve autant que vous. Et malgré tout, toute l'énergie de Michel Corringe ne vous permettra pas de conclure. Satané quart d'heure qui vous revient encore parfois à la mémoire certains jours. Ou inversement, oui, vous l'avez fait. Mais aujourd'hui le quart d'heure est le même. Bref, des choses qui vous marquent au fer rouge, comme la fois où vous avez répété Waiting For The Man pour la première fois.

Nous sommes ce peuple-là. Du moins, me semble-t-il, au moins Charlu et moi. Et tous ces vieux anonymes qui hurlent sur ce disque, à l'heure du rappel, ce soir de 1977 ou peut-être même de 1976, à Saint-Etienne, je ne sais plus quand, aussi, sans doute.

Enfin qu'importe, il est pour toi, ce post, mon ami Charlu. Si tu veux m'envoyer une toile en échange, c'est avec plaisir ;o) Naan j'rigole !

Je pourrais vous les chanter, mais je n'ai plus de voix...

Grands Disques du Concours Exquis : pas fini c'est !

Hé non, le Grand Concours du Disque Exquis n'a pas dit son dernier mot. Si l'on s'est un peu perdus parfois, moi le premier et je m'en excuse, l'heure est venue d'offrir aux fidèles auditeurs de nos blogs le fruit de notre travail.

Oui, mais, comment ?

La première idée, la plus égocentrique, la plus mauvaise donc, pourrait consister à poster une compile de tout ce que vous aurez posté durant le jeu : genre, moi, ma vie, mon blog. Bôf. C'est malgré tout une idée à retenir pour aider les petits copains à récupérer tout ça et pouvoir proposer le méga coffret pour Noël : Grand Concours du Disque Exquis : l'Intégrale. Mister Moods, roi du cover, tu te proposes toujours pour la publication du Grand Oeuvre ? Allez, Mister Moods, s'te plaît...

Voici donc ma contribution, merci à Blanche-Neige et aux six autres nains de faire de même...

L'idée, oh qu'elle est bien meilleure, c'est de poster votre premier morceau, suivi de ceux qui vous ont suivi. Pour moi, j'ai commencé par le Hot Rod Mama de Tyrannosaurus Rex. Pour des raisons qui n'appartiennent désormais plus qu'à l'histoire et donc qu'à lui, Approxbutfair a posté Diabolic Scheme des Hives en suivant. Everett W. Giles a suivi Approxbutfair en proposant le Seven Nation Army des White Stripes, lui-même suivi par Sorgual proposant Avanti ! d'Arthur H, etc.

Je me suis employé à la collecte, aux tags des mp3 concernant donc les morceaux ayant suivi mon premier petit caillou, j'ai fait une belle pochette, une play-list, et voilà donc Jeepeedee's First (non pas que je me proclame le premier du concours, loin de là, mais que mon premier morceau a conduit à la suite que voilà).

Idéalement, du travail bien fait pourrait conduire à un contenu suivant : les chansons, la pochette et la play-list.

Je m'écoute donc cette petite compile, et j'en suis heureux, le coq et l'âne se sautent dessus d'un bout à l'autre, c'est frais, surprenant parfois (laissez dérouler la play-list et faites autre chose pendant ce temps...).

J'insite, encore une fois, sur l'Intégrale, 64 morceaux qui devraient vous permettre de tenir les quatre heures de route jusqu'à la Plagne à Noël (ou chez belle-maman, auquel cas le bon goût de chacun d'entre nous devrait vous revigorer un tantinet). Triturez-les, passez-vous d'affilée tout ce qui est sorti le 3ème jour, mettez-les par ordre alphabétique, que sais-je encore ! Et nous pourrons montrer à la blogosphère qu'il y a bien plus d'idée en ces huit journées de jeu que dans l'inévitable numéro spécial des Inrocks qui sortira avec un minable petit CD guidé par les relations commerciales entretenues par les majors avec le canard boiteux.

Allez les gars, un dernier effort !

Grand Concours du Disque Exquis - Jeepeedee's First
 (oups ! fôte d'ortaugrafe dans la pochette, merci de télécharger le cover ici !)