J'ai acheté des CD depuis 1986 (et plein de vinyles avant), j'y ai mis énormément d'argent. J'en ai souvent racheté (remasterisations, bonus tracks...) et aujourd'hui tout ça ne vaut plus rien. Les rayons se vident au profit des DVD, des blu-ray disc (tout pour les yeux, rien pour les oreilles), en attendant le prochain format.

Et pourtant... c'était pas beau tout ça ?


- - - Disapproved by the Central Scrutinizer - - -

vendredi 3 mai 2013

The Beginners' Guide to Slayer (in memory of Jeff Hanneman)

C'est d'actualité, on reste dans le metal mais, promis, ça ne deviendra pas une habitude, pas question de truster le blog de l'hospitalier Jeepeedee avec d'hirsutes barbares... Enfin, pour aujourd'hui..
 
JEFF HANNEMAN
(1964-2013)
R.I.P.
 
 
Dans le petit monde du metal, ça sèche ses larmes. La nouvelle de la disparition du blond guitariste de Slayer, Jeff Hanneman, à seulement 49 ans, a provoqué son tremblement de terre dans une communauté qui avait fait du groupe dudit une légende vivante.

Pour la petite histoire, membre du Big 4 ou proclamé comme tel (avec Anthrax, Metallica et Megadeth), Slayer est le plus brutal du lot, celui à l'odeur de souffre la plus présente aussi avec de supposées inflexions satanistes (d'abord) puis néo-nazies (ensuite)... Infondées toutes les deux pour un groupe comprenant deux latinos catholiques et n'appréciant, fondamentalement, qu'effrayer le chaland ricain a qui il n'en faut pas plus.

Bref, Jeff Hanneman est mort (maladie du foie) et laisse un vide certain dans une formation qui peinait à trouver son second (troisième ?) souffle. La question de leur avenir est plus que jamais posée. C'est aussi la funeste occasion (voir piste 4 pour l'autorisation de rigueur) de faire une petite revue d'effectif de leurs plus belles saillies dans ce "baistophe" recyclé pour la triste circonstance.

En attendant, bien sûr et quoiqu'il en soit, R.I.P. Jeff.


1. Antichrist 2:49
2. Die by the Sword 3:37
3. Hell Awaits 6:15
4. Necrophiliac 3:44
5. Angel of Death 4:51
6. Raining Blood 4:17
7. South of Heaven 4:58
8. Mandatory Suicide 4:05
9. War Ensemble 4:52
10. Dead Skin Mask 5:19
11. Seasons in the Abyss 6:34
12. Dittohead 2:30
13. Divine Intervention 5:33
14. Stain of Mind 3:24
15. Overt Enemy 4:41
16. Bloodline 3:37
17. Skeleton Christ 4:24
18. Black Serenade 3:14


...Pour bien commencer le carnage.


En complément, vous pouvez aller sur Les Jolies Compiles de Keith Michards où vous retrouverez son hommage à lui : This is SLAYER. Mieux vaut deux fois qu'une et il n'y a pas tant de doublons que ça !

mercredi 1 mai 2013

#17Z : Saxon "Sacrifice"

Hé ben non, c'est pas encore cette fois qu'on va sortir de la folie Heavy qui a pris, ces derniers temps, le blog de Jedi Jeepeedee et son humble (et un peu envahissant) Padawan Zornee !

Imaginez que vous puissiez revenir aux finissantes 70s, alors que le punk s'essouffle et s'efface, que le hard rock et le heavy metal peinent à refaire surface après l'agonie créative et commerciale de ses géants (Led Zeppelin, Deep Purple, Black Sabbath en tête)... Imaginez, cette prude Albion de 1979 qui voit arriver une Dame de Fer et un quintet de rockers biker-friendlies qui sort un éponyme premier album sympathique quoiqu'anecdotique dans l'indifférence à peu près générale (l'album pas la Iron Lady !)... Imaginez que vous vous installiez dans un pub Barnsley avec un chevelu déjà presque trentenaire, chanteur du groupe au premier album précité et que vous lui racontiez qu'un jour SON groupe sortirait son 20ème album et que ce serait un évènement dans le (pas si) petit monde du metal... A coup sûr le mec vous prendrait pour un maboul de première.

Et pourtant nous y voici ! Sacrifice est, 34 ans après, la vingtième galette studio de Saxon, un groupe dont subsiste tout de même les 3/5èmes, depuis le retour en 2005 de ce bon vieux Glocker de marteleur de peaux, de la formation historique, celle qui tutoya les étoiles entre 1980 et 1984... sans jamais vraiment les atteindre (du moins, commercialement). Nous sommes en 2013 et personne ne se marre, pas même les jeunes pousses férues de math metal, de crust core, psychedelic stoner, progressive black metal ou autres joyeusetés comme il s'en fait aujourd'hui. Non, en 2013, même quand on n'aime pas, on respecte Biff et sa bande. Rien que ça, pour le vaillant leader sexagénaire, est une victoire (une fierté) en soi.

Mais il y a en plus le constat du constant et surprenant état de forme d'une formation tout à fait bien dans son cuir, qui ne cherche pas (plus) à dépasser son seuil de compétence (qui avait conduit à des albums FMinés pas exactement dans les cordes vocales du leader et les facultés compositionnelles Saxoniennes alors que le hard glitter à l'américaine triomphait dans les charts) et enchaîne, ce faisant, opus de bon niveau sur album de qualité. J'avais, d'ailleurs, particulièrement apprécié le régressif et efficace Call to Arms de 2011, devancier du Sacrifice qui nous intéresse ici, et qui démontrait, une fois de plus, que ces papys portaient beau et savaient toujours aussi savamment recycler leur savoir-faire. Et Sacrifice donc, 10 titres de plus dans la longue et prolifique carrière d'un quintet presque miraculé, endurant aussi, une bande de gars (Biff en tête) qui n'a jamais désarmé même quand tout semblait se liguer contre eux et que leur popularité avait pris des airs sahariens. On n'ira pas, en l'occurrence, clamer qu'on tient là une révélation, un album miraculeux de qualité... Saxon ne nous a que trop souvent fait le coup pour qu'on feigne quelque surprise que ce soit.

Concrètement, première constatation, l'album est court, trop diraient certains qui en voudront à ces vétérans de ne pas rallonger la sauce (ce qu'ils font tout de même sur la version Deluxe comprenant de nouvelles versions d'anciens titres, étirant leur nouvelle œuvre autour de l'heure... pour ceux qui auront consenti à l'investissement). Personnellement, je trouve une adéquation, une logique entre ce Heavy Metal à l'ancienne et une durée qui ne l'est pas moins. Et puis, in fine, seule la qualité compte  et qu'avec comme seule ombre au tableau un mastering trop "loud" pour être honnête, on est bien servi. De fait, des 9 chansons (et une intro) proposées, pour quelques ramassées 40 minutes, pas une (pas une !) ne rate sa cible !

Du Heavy mid-tempo surpuissant d'ouverture (Sacrifice), du celtisant - une première pour le groupe - mais résolument heavy metal Made in Belfast,  de la première salve pied-au-plancher (presque Maidenesque pour le coup) qui déboule en 4 (Warriors of the Road), en passant par Waking the Steel plus ambient avec son apaisement central, particulièrement réussi, aussi !, c'est toute la gamme classique du Saxon historique qui est déployée. Les autres chansons, celle que je ne cite pas, sont autant de variations sur plus ou moins les même thèmes que ceux jadis déjà exploités par la formation sans qu'on ait (trop) l'impression d'être lancé dans un jeu de piste à savoir à quoi celle-ci ressemble-t-elle d'avant, mais ce riff là ne serait-il pas un détournement de ce bon vieux classique, etc. On ne va pas se la jouer, par contre, ce n'est aucunement surprenant, juste un boulot sérieux, appliqué et réussi de cinq quinquas-à-sexagénaires tout à fait, je me répète !, bien dans leur cuir, sûr de leur fait... Solid as a rock!

Quand à savoir s'il vaut la peine de débourser quelque sesterces de plus pour le "deluxe"... Comme souvent, oui et non. Si la version ré-orchestrale (ou réorchestrée, c'est selon) de Crusader se tient bien (et bénéficie de la prod' moderne), si un Just Let Me Rock plus rampant fait aussi son petit effet, si Forever Free toute balls dehors conclut les bonus en beauté, les deux versions acoustiques, un peu chiches avec juste leurs guitares et la voix de Biff, contrebalancent quelque peu l'enthousiasme... Pas désagréable mais pas essentiel.

Bilan : En 2013, Saxon n'en est plus à confirmer. Saxon est une machine de guerre qui ne sort que très rarement de sa route, qui trace sereinement sa chemin, continuant à distiller un metal d'hier (leur metal d'hier) avec l'assistance utile d'une production moderne qui leur va bien au genre. Ceux qui aiment "ça" en chavireront de bonheur... J'en suis !


1. Procession 1:45
2. Sacrifice 3:58
3. Made in Belfast 4:34
4. Warriors of the Road 3:34
5. Guardians of the Tomb 4:47
6. Stand up and Fight 4:02
7. Walking the Steel 4:24
8. Night of the Wolf 4:20
9. Wheels of Terror 4:23
10. Standing in a Queue 3:36

Bonus disc
1. Crusader (Orchestral version) 6:42
2. Just Let Me Rock (Re-recorded version) 3:40
3. Requiem (Acoustic version) 3:31
4. Frozen Rainbow (Acoustic version) 4:05
5. Forever Free (Re-recorded version) 4:48


saXXon... Solid as a rock!

lundi 29 avril 2013

#166 : Black Sabbath "Paranoid"

...Pour faire suite au This Is... Black Sabbath de Keith Michards, qui, fidèle à sa marque de fabrique, propose une bien belle compilation évitant superbement et crânement le Greatest Hits. Mais comme disait Georges Clémenceau à Jimmy Page, Black Sabbath est une chose trop sérieuse pour la confier à des métalleux.

N'empêche, putain de merde, même si ça sent la chronique de la mort annoncée, Tony Iommi étant rattrapé par un vilain crabe, alors autant verser les larmes de crocodiles dans un dernier sabbat infernal, car l'hommage post-mortem sentirait par trop la vieille bigotte pleureuse. Et pourtant, c'est bien ce qui risque d'arriver en ce jour malheureux : A l'inverse d'un Led Zeppelin, Black Sabbath a longtemps, bien trop longtemps fait partie de ces groupes qu'il était douteux d'adorer. Déjà adolescent, il fallait éviter de les tatouer sur sa musette américaine, au même titre que Saxon, Iron Maiden et autres Whitesnake. Tout ça parce que le grand guignol assumé de cette bande-là ne faisait pas sérieux. Même pas peur, finalement. Pas d'histoire scabreuse d'escalier vers le paradis, de Dame qui sait que tout ce qui brille est or, etc. Ici, il est question de salade de rats, d'enfant des tombes, de funérailles électriques, bref, une attitude Rocky Picture Show plutôt qu'Exorciste. A peine plus crédible que l'affreux Eddy des Iron Maiden. Et les reality shows d'Ozzy Osbourne n'aideront pas le groupe à rentrer dans la légende. Cerise sur le gâteau, les soli ils sont tout pourris, et ça joue même pas vite. Et, si l'on en croit les notes de pochette du live sorti en 1997, les Black Sabbath avaient eux-même peur des signes sataniques qui leur sont apparu, évidemment. Hé les gars, ça serait pas plutôt au niveau du nez qu'il y a un problème ? Hein ?

Je vous passe la comparaison d'un Tony Iommi avec un Ritchie Blackmore, qui lui jouait vite et écoutait Bach, ou un Jimmy Page qui jouait vite mais savait aussi jouer de la guitare acoustique, ce qui, vu notre maigre budget et vu la transportabilité de nos guitares classiques nous arrangeait bien pour draguer. Nous jouions de la guitare sèche comme Led Zeppelin, et, tu comprends, le solo là je peux pas le jouer, ça rend pas sur une acoustique, mais bon, à la maison je le joue sur mon Ibanez. Dieu m'est témoin que ces choses-là étaient importantes. Je dois ma première guitare électrique à l'intro de Stairway To Heaven - tu vois maman c'est pas juste pour faire du bruit, c'est de la vraie musique.

N'empêche, une fois la poële électrifiée dûment gagnée, c'était autrement plus jouissif de jouer les deux accords de Paranoid que le riff de Black Dog. Tchaka-poum, vite fait bien fait, ah la jouissance adolescente. Tony Iommi, c'était presque possible d'entrevoir l'éventualité un jour d'arriver à refaire le solo. Alors évidemment, les pisse-vinaigres avaient vite fait de te décrédibiliser face aux Isabelles et aux Aurélies que tu aurais pu espérer épater. Y'avait toujours un Brice pour sortir que "mon grand frère qui joue super bien de la guitare il dit que Black Sabbath c'est nul".

Ben oui, c'est nul ! On louait tous l'immense tessiture vocale de Robert Plant ou Ian Gillan, mais Ozzy, il chantait comme un cochon qu'on égorge, et y'avait même pas de slow valable sur leurs disques. Envoyés crassement, c'était que du riff lourd, bref, à une époque ou Yes vendait des disques, ça craignait.

Il faudra attendre l'arrivée du death metal et des stoners pour que Black Sabbath se trouve un héritage. Et peut-être, pour Tony Iommi, un entrefilet dans les Inrocks le jour où il cassera sa pipe.

N'empêche, si certains effets ont bien mal vieilli, faut quand même rendre à Sabbath ce qui est à Sabbath : le culot monstrueux de s'affranchir dès le début ou presque du blues, alors que d'autres en feront leurs choux gras pratiquement jusqu'au bout. S'il faut parler d'influences, j'oserai plutôt le jazz, dans le jeu de batterie sur Electric Funeral, au hasard, voire le solo de batterie (ne partez pas !) sur Rat Salad, le jazz donc avec toutes les libertés harmoniques qu'il permet. Et que si Ozzy chante aussi mal que Vincent Delerm, il contribue quand même merveilleusement à ce climat morbide, glauque et jouissif du truc. Et que l'ensemble reste diablement efficace : merde, c'est vrai, t'achètes un disque de hard et t'as une face entière de folk anglais, c'est râlant, non ? Ici, pas de tromperie sur la marchandise. Une pochette glauque et dangereuse, mal foutue certes, mais qui détaille par le menu ce que tu vas te prendre dans les écoutilles.

Donc, voilà, je poste... Paranoid. Pourquoi ? Ben parce qu'il y a Paranoid dessus. Et War Pigs. Aaah, War Pigs, ses sirènes, ça craint un max. C'est du tout bon. Ca t'envoie des zombies pendant trois quart d'heures, et tant pis pour l'effet de surprise. Bon, je regrette déjà de ne pas avoir posté le 1er, mais s'il y a de la demande, on peut envoyer l'artillerie. Parce que le troisième aussi et... bref. Je voulais simplement compléter la compile de Keith par un album monstrueux et riche en morceaux d'anthologie (Fairies Wear Boots, elle y est aussi). En souhaitant vivement que ceux qui n'auraient même pas pensé à approfondir la question soient peut-être tentés de se la poser.

Tony Iommi semble décidé à se battre contre son crabe en rallumant la flamme Black Sabbath. C'est peut-être pas moins con que d'aller à Lourdes.

Electric Funeral, ok, mais le plus tard possible, d'accord ?...

PS : Désolé Toorsch, j'ai pas vu que tu venais de le chroniquer. Bon, mieux vaut deux fois qu'une ?


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samedi 27 avril 2013

#165 : Led Zeppelin "The Ultimate Studio Sessions Vol. 1"

Allez, je l'avoue. Les éventuels lecteurs assidus de ces billets hautement subjectifs car passionnés ont pu constater que j'ai pu avoir la langue lourde et pataude vis-à-vis de Led Zeppelin, dirigeable que j'ai souvent eu l'occasion de présenter comme une baudruche dégonflée, laissant croire que je n'avais guère d'atomes crochus pour l'autre bande à l'autre Jimmy, ce qui est ma fois faux. Alors pourquoi tancer vertement des êtres aussi chéris ? Pour ne pas hurler avec les loups ? Certes, face à Plant, j'aurais plutôt l'air d'un teckel diabétique... Mais va savoir, au fond je crois qu'il s'agit tout simplement de jalousie. Dieu sait si j'ai pu rêver en les écoutant alors que j'étais encore bourgeonnant, et peut-être le fait que me voilà sur la pente douce du flétrissement programmé, façon Lucy Jordan, je me rends compte que je ne remplirai jamais ni le Madison Square Garden ni la salle des fêtes de Brie-Comte-Robert armé d'une Gibson Lespaul saignante que je ferais hurler dans la nuit en attendant que les groupies se précipitent dans ma loge.

Tenez, c'est à 47 ans que j'ai daigné essayé d'apprendre à jouer le riff de Black Dog sur mon Epiphone made in Korea branchée sur Marshall à transistor. Peut-être que je me réconcilie avec ces dinosaures sacrés autant qu'avec moi-même, allez savoir.

Alors je me rattrape et malgré l'heure tardive, en parallèle de mon apologie des Queens Of The Stone Age, je sors mon joyau de ma discothèque et m'apprête à vous le livrer en tranches. Et puisque la symbolique me porte, il doit s'agir du dernier bootleg pour lequel j'ai dégaîné le porte-monnaie - un coffret 12 CD assorti d'un anecdotique DVD - mais quel objet ! The Ultimate Studio Sessions ! Quand je vois les prix atteints par la Chose sur ebay, je me dis que finalement, moi aussi j'ai peut-être investi un jour (je suis l'heureux possesseur du coffret N°4/500). Voici donc Led Zeppelin dans l'intimité des studios, tâtonnant, déconnant parfois, aux limites de l'autosatisfaction aussi, bref, des êtres humains, non plus des monstres sacrés. Eh oui, Led Zeppelin IV n'est pas sorti de la cuisse perfide d'Aleister Crowley, c'est un disque qui a été enregistré comme le dernier Gérard Lenorman, tout pareil, mais sans Pro Tools. Incroyable, non ?

Vous me direz que j'aurais pu faire façon Keith Michards, un This Is... compilant tout cela en un modeste CD, laissant de côté les redites, les anecdotes, pour ne sortir du sac de sable que les quelques diamants qu'il recelle (car diamants il y a, que oui !). Eh ben non. Car voyez-vous, j'ai toujours eu horreur des compilations en bootleg. Ah oui ! Un pirate, savez-vous, ça se déguste, on lui lèche les os comme à un poulet, on nettoie la carcasse, on mange salement mais c'est bien comme cela qu'on l'apprécie. Bref, c'est pas du cordon bleu de chez le Père Dodu, et faut pas avoir peur des vilains morceaux, ils s'en dégage parfois un suc irrésistible qu'on ne saurait deviner autrement. Alors qu'à l'inverse, le merveilleux Keith nous met l'eau à la bouche pour des plats bien plus copieux, mais on ne parle pas de la même chose.

Bien sûr, ça peut lasser un tant soi peu, aussi distillerai-je la chose avec parcimonie. Car si vous y trouverez de l'ivresse, le coffret contient aussi son lot d'ivraie. Et je sais bien que le week-end va être pourri, mais je vous connais : 12 CD d'un coup, vous zapperiez, malotrus. Et point de pigs before swines ici, siouplait. Vous aurez droit à tout, mais petit à petit. Les Untitled Instrumental de la take 1 à la take 27, car, imaginez-vous, puisque vous ne pouviez pas vous en douter, la take 24 est justement fabuleuse. Au risque des coïts interrompus : voilà que ça balance et hop ça s'arrête. Le vieux con qui ne sommeille que trop peu en moi vous dirait que ces quelques secondes vaudraient pourtant de l'or chez certains revivalistes boutonneux que je ne nommerai pas. Ceux qui trépideraient d'impatience peuvent compulser l'excellent article ici présent, ça m'évitera de faire l'historien tout au long de cette aventure.

Alors, comme dirait mon co-locataire, enjoie !

On commence par le volume 1, donc, avec la mémorable take 1 de You Shook Me, et l'on comprend mieux en l'écoutant, que le premier album du dirigeable fut (eut pu être) enregistré en 48 heures chrono vu l'inspiration des jeunots. Même si cela relève d'avantage de la légende puisqu'ici les sessions datent de septembre et octobre 1968. Sans compter Babe Come On Home, avec ses choeurs soul à souhait, pas trop dans l'esprit corones avanti de l'album, mais qui vaut son pesant de sueur et de larmes. Et puis, justement, l'Untitled Instrumental, dont le petit jeu consiste à se demander ce qu'il aurait pu devenir, voire ce qu'il est devenu au final. Je n'en dirai pas plus, je ne déflorerai pas votre curiosité.

Allez, je vous autorise à zapper Moby Dick, on n'a plus l'âge de se fader des soli de batterie, hein. Consolez-vous plutôt sur le Sugar Mama de juin 1969, les aficionados y découvriront une rythmique du feu de Dieu qui deviendra du feu de Thor dans Immigrant Song quelques mois plus tard.

Car malheureusement, autant le dire de suite, il ne reste guère que pouic des sessions du 2ème album, puisqu'on glissera très vite, dès le prochain épisode, vers la fameuse Headley Grange et les sessions du 3ème album, qui réserveront leur lot de surprises, mais pour aujourd'hui, je vous laisse le soin d'embobiner Madame avec Babe Come On Home.

Allez, il est bien tard baby, I'm Gonna Leave You.

Tracklisting :

Olympic Studios, London, UK sept. 20 - Oct. 10, 1968

Baby I'm Gonna Leave You (take 8)
Babe I'm Gonna Leave You (take 9)
You Shook Me (take 1)
Babe Come On Home (take 1)
Babe Come On Home (take 2)
Babe Come On Home (take 3)

Olympic Studios, London, Oct. 1968

Untitled Instrumental (take 1)
Untitled Instrumental (take 2)
Untitled Instrumental (take 3)
Untitled Instrumental
Untitled Instrumental (take 4)
Untitled Instrumental
Untitled Instrumental (take 7)

Mirror Sound Studios, Los Angeles, May 1969

Moby Dick
Moby Dick

Morgan Studios, London, June 1969

Sugar Mama

mercredi 24 avril 2013

#16Z : Temple of the Dog "Temple of the Dog"

Celui-ci, je l'avais mentionné à Devant (de l'excellent Get Happy!!) en relation à son post sur le grunge. Comme vous pourrez le lire dans mon billet, ce n'en est pas vraiment, juste un foutu bon album qui n'a pas pris une ride ! Et donc, 22 après...

Voici un album dont la genèse trouve sa source dans un bien triste évènement. C'est, en effet, suite la mort d'Andrew Wood, fauché trop tôt par des abus de substances dont on connait le pouvoir ô combien destructeur (héroïne en l’occurrence), que Chris Cornell (Soundgarden) décida de rendre hommage à celui qui était son ami, qui fut son colocataire et, bien sûr, le chanteur des éphémères Malfunkshun et Mother Love Bone. Chris recruta, telle une évidence, les musiciens ayant accompagné son défunt poteau lors de ses précédentes explorations musicales et c'est donc ce qui allait devenir Pearl Jam qui seconde la voix d'or du grunger. En fait, c'est même tout Pearl Jam (première mouture) qui est au rendez vous, Eddie Vedder apparaissant aux chœurs sur trois morceaux et aux vocaux principaux sur un quatrième.

Evidemment, avec pareil objectif, la tonalité de l'album diffère notablement des groupes auxquels Temple of the Dog peut être affilié. Plus doux, plus mélancolique, c'est un pont entre un classic rock américain historique et la musique de cette nouvelle génération ayant redécouvert la simplicité et l'honnêteté remisée au second plan par toute une clique de hard rockers MTVisants y ayant préféré le clinquant et l’esbroufe, souvent au détriment de l’intelligence textuelle et de la finesse musicale. Et ce n’est pas la production, sans effets de manches excessifs, de Rick Parashar et de la formation qui viendra troubler ce rassurant état de fait.

C'est donc une enfilade de 10 titres, avant tout guidés par l'émotion, qui nous est offerte, et c'est un bonheur de tous les instants que d'entendre de si nobles sentiments si gracieusement mis en musique. Et qu’importe si certains titres sont un peu moins marquants que d’autres, la consistance est indéniablement au rendez-vous. En tête de gondole, on retrouve l’émouvante ouverture, Say Hello 2 Heaven, où la performance vocale de Cornell et les soli de McCready créent l’évènement. Le titre n’est d’ailleurs pas sans rappeler un classic rock nord-américain qu’on pourra assimiler, grossièrement, avec les attributs électriques 70s d’un Neil Young (de qui Pearl Jam s'inspirera beaucoup se voyant même offrir d'accompagner le loner sur un brillant Mirror Ball 4 ans plus tard), beau parrainage. Le musclé Pushin’ Forward Back, le morceau le plus burné de l’album, n’est pas en reste avec une ligne de chant qui aurait tout à fait trouvé sa place sur un opus de Soundgarden. On reste tout de même loin des excès électriques du groupe principal de Cornell même si c’est le seul moment où est conjuré le fantôme de ce pilier du grunge. Le reste de la track list propose une tonalité notablement plus revivaliste, éminemment plus ambiante aussi qui sied admirablement à l’exercice hommageant ici pratiqué. On a même droit, sur Hunger Strike (chanté par Vedder avec Cornell en soutien), à un avant-goût de ce que Pearl Jam allait bientôt nous offrir sur le versant soft de son répertoire.

Sorti presque en catimini en 1991 (en import de part chez nous), l’éponyme et unique album de Temple of the Dog finira par récolter de cultes lauriers, bien mérités d’ailleurs. En l’espèce, on tient là un album doux-amer d’excellente facture, suffisamment hors du temps pour être encore très écoutable et réellement satisfaisant aujourd’hui, au-delà de tout trip nostalgisant, une belle galette de rock habité à l’ancienne comme on n’en fait décidément plus assez sous la forme d’un vibrant tribute à un prometteur jeune mec (mort à 24 ans !)  parti vraiment trop tôt.


- Jeff Ament: bass guitar, art direction and design, photography  (Green River, Mother Love Bone, Pearl Jam, Three Fish, Jeff Ament)
- Matt Cameron: drums, percussion (Pearl Jam, Skin Yard, Soundgarden, Hater, Wellwater Conspiracy, Queens of the Stone Age, The Smashing Pumpkins, Geddy Lee)
- Chris Cornell: vocals, banjo on "Wooden Jesus", harmonica on "Times of Trouble" (Soundgarden, Chris Cornell, Audioslave)
- Stone Gossard: rhythm guitar, slide guitar, acoustic guitar (Green River, Mother Love Bone, Pearl Jam, Brad, Stone Gossard, Deranged Diction, Tres Mts., RNDM)
- Mike McCready: lead guitars (Pearl Jam, Mad Season, The Rockfords)
et
- Eddie Vedder: backing vocals on "Pushin Forward Back", "Your Saviour", and "Four Walled World"; vocals on "Hunger Strike" (Pearl Jam, Eddie Vedder)
- Rick Parashar: production, piano on "Call Me a Dog", "Times of Trouble", and "All Night Thing", organ on "All Night Thing", mastering (Pearl Jam, Alice in ChainsBlind Melon, etc.)


1. Say Hello 2 Heaven 6:22
2. Reach Down 11:11
3. Hunger Strike 4:03
4. Pushin Forward Back 3:44
5. Call Me a Dog 5:02
6. Times of Trouble 5:41
7. Wooden Jesus 4:09
8. Your Saviour 4:02
9. Four Walled World 6:53
10. All Night Thing 3:52


pour Andrew

mardi 23 avril 2013

Richie Havens (1941-2013)

RICHIE HAVENS
(1941-2013)
 
Je viens d'apprendre la mort de Richie Havens, 72 ans.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce pilier de la black folk américaine, rappelons que l'heure de gloire, l'explosion publique de ce musicien se déroula lors du légendaire festival de Woodstock dont il ouvrit les "hostilités". Il avait alors, déjà, quatre albums à son actif mais pas le retentissement qu'il méritait ce que sa performance allait évidemment changer.

Freedom @ Woodstock

S'en suivit une carrière commercialement en dents de scie mais artistiquement d'une impeccable tenue et d'une totale cohérence dans laquelle il croisera même, et ce n'est pas la moindre des surprises, deux ex-membres de Genesis, nommément Steve Hackett (sur Please Don't Touch en 1978) et Peter Gabriel (sur Ovo en 2000).

On avait appris ses soucis de santé au moment de la publication de la nouvelle de son arrêt de toute activité scénique il y a un peu plus d'un an de ça, en mars 2012. Hélas, Richie ne devait jamais se remettre et finit par succomber d'une crise cardiaque le 22 avril 2013.

R.I.P.

 
Mixed Bag (1967)
1. High Flyin' Bird 3:35
2. I Can't Make It Anymore 2:48
3. Morning, Morning 2:17
4. Adam 3:34
5. Follow 6:22
6. Three Day Eternity 2:15
7. Sandy 3:12
8. Handsome Johnny 3:53
9. San Francisco Bay Blues 2:30
10. Just Like a Woman 4:46
11. Eleanor Rigby 2:42
 
 
Richie's in heaven now...


(un grand merci à tous ceux qui commentent !)

samedi 20 avril 2013

#15Z : Soundgarden "Louder Than Love"

Cela va sans dire mais disons-le quand même, l'étiquette "grunge" a toujours été un beau foutoir ou voisinaient, plus souvent qu'à leur tour, la carpe, le lapin et le vautour. Prenez Soundgarden, outre un gout immodéré pour les chemises à carreaux et une origine géographique référencée (Seattle), la formation n'a que peu à voir avec, au hasard, Mudhoney, Nirvana ou Tad (tous des contemporains, tous classifiés grunge aussi). Est-ce à dire que le grunge n’existait pas outre une attitude vraie se débarrassant des scories d’un rock américain envahi de paillettes et d’une légèreté presque indigne ? Question à laquelle je répondrais sans ambages d’un franc et massif ‘oui’.

Concrètement, Soundgarden a beaucoup pris de Led Zeppelin, du MC5 et de Black Sabbath (etc.) et produit sur son Louder Than Love, second album du groupe et premier pour la major company (A&M), une relecture inspirée et inspirante de codes bien connus et, en la circonstance, particulièrement bien revus… et corrigés. Et quel album, mazette ! Du rock puissant, sale et franc mené par le timbre immédiatement reconnaissable de Chris Cornell et les riffs chirurgicaux et les soli échevelés de Kim Thayil. Ca nous donne, vous vous en doutez, une belle collection de brûlots furieux dont ressortent le rampant Hands All Over, le gras Gun avec son implacable accélération génératrice d’adrénaline, le hanté Power TripCornell brille encore un peu plus fort, le rageur et véloce Full on Kevin’s Mom, le plombé I Awake ou encore l’imparable et nerveux Big Dumb Sex… Que du bon parfaitement mis en son par un encore relativement inexpérimenté mais déjà techniquement irréprochable Terry Date.

Evidemment, le un quatuor étant surtout connu chez nous pour son tube ultime (Black Hole Sun), l’approche sans concession en surprendra plus un. Pour ce qui est de leur efficacité, de leur talent, pas de surprise, c’est déjà à un groupe majeur auquel nous avons affaire ce que la formation confirmera bien vite avec ses galettes suivantes, Superunknown en tête.


1. Ugly Truth 5:26
2. Hands All Over 6:00
3. Gun 4:42
4. Power Trip 4:11
5. Get on the Snake 3:44
6. Full on Kevin's Mom 3:37
7. Loud Love 4:57
8. I Awake 4:21
9. No Wrong No Right 4:48
10. Uncovered 4:32
11. Big Dumb Sex 4:11
12. Full On (Reprise) 2:42


Le jardin du son et de l'amour bruyant


(un grand merci à tous ceux qui commentent !)

jeudi 18 avril 2013

#14Z : Monster Magnet "Dopes to Infinity"

Parce qu'il n'y a pas que la galaxie Kyuss dans la vie et que cet autre précurseur mérite largement sa présence en ce blog dernièrement dévoué au culte du riff sale, voici Dopes to Infinity, troisième album des psyche/space/stoner rockers de Monster Magnet, un grand cru de 1995, leur meilleur aussi.

Je n'avais jamais entendu parler de cette bande d'affreux jojos électriques quand je les découvris, aux débutantes 90s, alors qu'ils ouvraient pour Prong, sur la petite scène de l'Espace Ornano (porte de Clignancourt, pour ceux qui s'en souviennent, une excellente petite salle). De la qualité musicale de ladite prestation, j'avoue ne guère me souvenir, de l'attitude, de la folie, de la décharge de pure énergie de la formation, oui ! Et particulièrement de celle leur Leader, Dave Wyndorf, éructant, haranguant, psychotant, se roulant par terre ou faisant des bons de cabri sous LSD... Impressionnant et forcément, à mes jeunes et influençables perceptions, particulièrement marquant.

De fait, j'obtins immédiatement (peut-être au stand merchandising, peut-être à la Fnac du coin, je ne me souviens plus) ce qu'il était alors possible d'obtenir de Monster Magnet en France. C'était en 1991 et la mane se limita au seul Spine of God (1990) qui fit, ma foi, son petit effet... Pas du niveau de la prestation, mais il faut dire que la bête était massive et d'une digestion pas si aisée...

Et puis Superjudge (en 1993) où le groupe commença à sérieusement se raffiner (à s'alléger diraient certains) tout en restant absolument fidèle à son hawkwindosabbathisme revisité à l'énergie speedé de temps qui ne l’étaient pas moins. Très bon album… Mais c'est avec Dopes to Infinity (qui, en toute logique, poursuivait la progression et même l'intensifiait) que Monster Magnet déroula son magnum opus, ce qui restera, est déjà cultement passé à la postérité (tant et si bien que le groupe refit une tournée en 2011 où ils jouaient l'intégralité d'un album vieux de 16 ans pour un public absolument ravi !).

Concrètement, Dopes to Infinity c’est 12 chansons (et une ghost track dans certaines éditions) pour une bonne heure de planeries lourdes (et non pas de lourderies planes !). Forcément, les figures tutélaires que sont Black Sabbath et Hawkwind (et un peu Blue Cheer et Sir Lord Baltimore pour bonne mesure) n’ont pas complètement disparues. Elles sont, encore et toujours, le terreau sur lequel poussent les créatures étranges que collecte le quatuor. Est-ce à force d'hybridations, de croisements, de manipulations de son génome que le groupe semble cette fois totalement lui-même ?  Ca et une créativité ascendante, une maîtrise de l'instrument studio encore supérieure (Wyndorf coproducteur, une fois encore, contrôleur de sa machine à tripper). Il n'en faut pas plus à Monster Dave et ses Aimants pour nous coller une belle paire de gifles d'un gant de velours imbibé d'éther.  L'ajout de claviers antédiluviens n'est pas tout à fait sans importance aussi. les orgues et mellotrons texturent particulièrement efficacement l'entreprise... Diantre, on y retrouve même quelques volutes de theremin... Old school, quoi ! Et c'est exactement ce qu'il fallait à cette collection de... chansons ? Oui, Monster Magnet est cette fois plus compositionnellement ramassé, plus cohérent, c'est le bénéfice de sessions plus tenues... Donc de chansons !

Dès le départ on prend le morceau titre en pleine face, un machin plein de fuzz, de distorsion, classique de Monster Magnet sauf que la sauce est plus fine, la mise en son plus précise et précieuse et qu'une impression de facilité mélodique se fait jour pour le bénéfice plein et entier de l'auditeur. Un début en fanfare, quoi !... Que la suite ne vient jamais démentir même quand l'approche se "mainstreamise" un poil comme sur un Look to Your Orb for the Warning (utilisé dans une version raccourcie dans la BO du premier Matrix) où Monster Magnet tâterait presque de la pop s'il n'y avaient ces guitares un peu plus lourdes, cette ambiance un peu plus psychédélique et, bien sûr, la voix habitée d'un Wyndorf au meilleur de sa forme.  Le reste des titres continue d'alterner humeur presque câline et décharges colériques bien senties. Dans la première catégorie, on soulignera l'impeccable efficacité d'un All Friends and Kingdom Come tout psyché dehors, de son pendant de la seconde partie de l'opus, l'étrangement titré Dead Christmas ou d'un Blow 'Em Off folkocompatible du plus bel effet quand Ego the Living Planet, le monumental Third Alternative ou le bref et puissant I Control I Fly expriment au mieux les capacités d'agressions stoner de la bande.

Au bout d'un heure de ce traitement alternatif et ô combien réussi, on ressort forcément un peu rincé mais définitivement heureux. Heureux d'avoir été passé à la moulinette sonique et trippante d'une formation capable de souffler le chaud comme le froid, d'exprimer la retenue aussi bien que l'emportement. Une formation qui a tout à fait digéré ses recommandables influences et, du coup, transcendé sa propre identité.

En un mot comme en mille : énoooorme !


1. Dopes to Infinity 5:43
2. Negasonic Teenage Warhead 4:28
3. Look to Your Orb for the Warning 6:32
4. All Friends and Kingdom Come 5:38
5. Ego, the Living Planet 5:07
6. Blow 'em Off 3:51
7. Third Alternative 8:33
8. I Control, I Fly 3:18
9. King of Mars 4:33
10. Dead Christmas 3:54
11. Theme from 'Masterburner' 5:06
12. Vertigo 5:38
13. Untitled (hidden song) 3:32


Joe Calandra: guitar, bass, background vocals
Jon Kleiman: percussion, drums, bass, background vocals
Ed Mundell: bass, guitar, background vocals
Dave Wyndorf: organ, bass, guitar, percussion, theremin, vocals, bells, producer, mellotron


Dopes! Dopes! Dopes! What else?


(un grand merci à tous ceux qui commentent !)

mercredi 17 avril 2013

V/A "Solar System"

Une petite pause dans la folie stoner... Un théma sur le système solaire.

De la Genèse à la Fin du Monde en passant par le cosmos... avec mes sabots ! Soit 12 titres, numérotés de 0 à 11 parce que c'est comme ça, na !, pour un peu moins d'une heure de musique qui vous trimbalera d'indie rock en blues, de prog en soul, de stoner (ben oui, il en fallait bien un) en jazz, etc.

Voilà, c'est pas bien compliqué, y a qu'à se laisser porter en espérant ne pas (trop) faire de mauvaises rencontres... Sait-on jamais ce que l'espace peut nous cacher.

Bon space trip à tous... Enjoie !


Genesis :
0 - Cursive "Big Bang" 3:15
Sun:
1 - Hound Dog Taylor & the Houserockers "The Sun Is Shining"  5:30
Mercury:
2 - Ian Gillan Band "Mercury High" 3:31
Venus:
3 - Fireball Ministry "Maidens of Venus" 5:14
Earth:
4 - Camel "Earthrise" 6:30
Mars:
5 - Ashra "Midnight on Mars" 6:44
Jupiter:
6 - The Band "Jupiter Hollow" 5:16
Saturn:
7 - The Gathering "Saturnine" 5:11
Uranus:
8 - Big Pop "Uranus" 3:30
Neptune:
9 - Fuzz Against Junk "Trane to Neptune" 5:11
Bonus:
Solar System :
10 - Ayreon "To the Solar System" 6:12
The Inevitable :
11 - Skeeter Davis "The End of the World" 2:35


Système solaire

(un grand merci à tous ceux qui commentent !)

mardi 16 avril 2013

#13Z : Kyuss "Desert Rock"

Kyuss, vous connaissez ? Pas encore ? Pas bien ? Voici le moyen simple et gratuit de réparer cette scandaleuse lacune avec le baistophe paru en 2009 sur le blog éponyme. Et d'ailleurs, voici le texte (en anglais) qui accompagnait sa mise en ligne :

"A cult favorite if there ever was one, Kyuss is also a very important band that influenced the whole stoner scene. Yet, they were in a league of their own. This band smells of dust and gasoline, never compromised yet established themselves as a driving force in this new scene we now call stoner rock. Certainly, the influence of bands such as Black Sabbath or Blue Cheer can be noticed in their music but they infused their sound with a unique blend of heavy psychedelia that made the difference. Sadly, they never got the success they deserved but their following projects (Fu Manchu, Unida and, even more, Eagles of Death Metal & Queens of the Stone Age) managed to secure an audience that always failed to confirm Kyuss success.

For the few of you who haven't yet had a taste of this amazing band, here's the chance to embark on a one hour ride...through the desert."

Donc, en gros, et pour ceux qui sont aussi incultes en anglais qu'en stoner rock, c'est du lourd barré qu'on appréciera mieux "sous influence".

Enjoie !


1. Thumb 4:41
2. Big Bikes 5:05
3. Green Machine 3:37
4. Son of a Bitch 6:01
5. Thong Song 3:45
6. Gardenia-Asteroid-Supa Scoopa and Mighty Scoop 17:38
7. One Inch Man 3:30
8. Spaceship Landing 13:01
9. Shine 5:56


Kyuss' beginners' guide


Et en cerise sur le gâteau, un enregistrement du groupe dont je fait parti, Sierra Madre, en répétition, avec toutes les approximations techniques et imperfections sonores que ça implique, reprenant l'excellent One Inch Man de Kyuss, donc. Bref, ça vaut ce que ça vaut et si ça ne vous plait pas, m'en fous ! :-p